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Harcèlement : des centaines de femmes se joignent au recours collectif contre la GRC

Janet Merlo GRC

L'ancienne agente de la GRC à Nanaimo, Janet Merlo, a initié un recours collectif contre la GRC.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus de 200 femmes qui travaillent ou ont travaillé pour la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont contacté les avocats qui s'occupent de la demande de recours collectif pour harcèlement contre cette force policière.

Les avocats s'attendaient à recevoir des douzaines d'appels lorsque Janet Merlo, une ancienne agente de la GRC de Nanaimo avec 19 ans d'ancienneté, a déposé son recours en justice en mars dernier.

Selon l'avocat Jason Murray, leurs bureaux ont plutôt reçus des centaines d'appels.

« Il s'agit d'un nombre important d'appels », note maître Murray. « Cela signifie que le problème du harcèlement des femmes au sein de la GRC était significatif. »

Des femmes qui travaillent pour la GRC, qui ont pris leur retraite ou qui ont quitté leur poste pour d'autres raisons continuent de les appeler, selon Jason Murray.

L'avocat note que le nom des femmes qui ont contacté son bureau ne sera pas ajouté à la demande en recours collectif pour l'instant, mais que leurs allégations pourraient être entendues par la cour à mesure que la cause progresse.

« L'expérience de chacune diffère, certaines sentent qu'elles ont été ignorées pour des promotions en raison de leur sexe, d'autres ont souffert de violence verbale, et il y en a même qui disent avoir été agressées physiquement et sexuellement », explique l'avocat.

Harcèlement en tout genre

Dans la plainte au civil de Janet Merlo, elle affirme avoir souffert d'intimidation et de violence verbale dès le début de sa carrière à la GRC en mars 1991, jusqu'à ce qu'elle quitte le service policier en 2010.

Dans sa déclaration à la cour, elle soutient que ses collègues masculins ont à plusieurs reprises soutenu à son petit ami de l'époque, devenu ensuite son mari, Wayne Merlo, qu'ils avaient eu des relations sexuelles avec elle.

Selon un exemple inclus dans la déclaration, le caporal responsable du quart de travail de nuit de Janet Merlo aurait prétendu à son mari : « Janet a juste la bonne hauteur parce qu'on peut lui déposer une caisse de bière sur la tête pendant qu'elle te fait une fellation ».

La plaignante soutient que ses collègues ont placé des objets offensants dans son casier, dont un godemiché et un faux manuel intitulé Les formations désormais ouvertes aux femmes qui listait 30 cours aux titres dénigrants.

Le document allègue qu'au moment où Janet Merlo a quitté la GRC en mars 2010, elle souffrait de dépression et du syndrome de stress post-traumatique.

La première audience de la cour dans le cadre de cette demande en recours collectif doit avoir lieu jeudi.

Il faut généralement plusieurs années pour qu'une action collective soit entendue par un tribunal et qu'une décision soit rendue.

La caporale Catherine Galliford dénonce le harcèlement sexuel dont elle a été victime pendant des années au sein de la GRC en Colombie-Britannique lors d'une entrevue avec la CBC lundiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La caporale Catherine Galliford dénonce le harcèlement sexuel dont elle a été victime pendant des années au sein de la GRC en Colombie-Britannique lors d'une entrevue avec la CBC lundi

Photo : CBC

Une autre cause de harcèlement contre la GRC

La recours collectif initié par Janet Merlo a vu le jour à la suite des déclarations de la caporale Catherine Galliford l'automne dernier.

En mai, la caporale Galliford a intenté une poursuite contre ses employeurs pour les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel et les gestes d'intimidation dont elle aurait été victime au cours de ses 16 années de service au sein de la GRC.

Cette poursuite vise spécifiquement le procureur général du Canada, le ministre de la Justice de la Colombie-Britannique, quatre agents et un médecin de la GRC, ainsi qu'un policier de Vancouver.

Elle réclame d'être indemnisée pour les pertes de salaire qu'elle a subies, ainsi que des dommages et intérêts punitifs.

Ottawa et Victoria ont soumis un exposé de la défense conjoint dans lequel ils nient toutes les accusations de Catherine Galliford.

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