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Oui à l'électricité canadienne, mais sous certaines conditions

Le gouverneur du Vermont, Peter Shumlin, discute avec le premier ministre québécois, Jean Charest, lors de la rencontre à Burlington, le 30 juillet.

Le gouverneur du Vermont, Peter Shumlin, discute avec le premier ministre québécois, Jean Charest, lors de la rencontre à Burlington, le 30 juillet.

Photo : La Presse canadienne / AP/Toby Talbot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les États de la Nouvelle-Angleterre sont prêts à acheter de l'hydroélectricité canadienne, mais pas à n'importe quel prix. C'est ce qui ressort des pourparlers de lundi entre gouverneurs américains et premiers ministres de l'Est du Canada, réunis à Burlington, au Vermont.

Les gouverneurs américains pourraient se montrer favorables à l'achat d'hydroélectricité du Canada d'abord parce que les centrales au charbon existantes coûtent de plus en plus cher en raison du prix du charbon qui a été multiplié par sept depuis une dizaine d'années. Que les centrales au charbon soient de grandes pollueuses constitue un argument supplémentaire pour les États de la Nouvelle-Angleterre qui veulent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Par ailleurs, Terre-Neuve et le Québec construisent actuellement de nouvelles centrales, augmentant l'offre d'énergie.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, ne croit pas que les provinces devront vendre leur électricité au rabais aux États américains.

« Il n'y a pas de danger de vendre au rabais. Ça, là-dessus, on vend à profit. D'autant plus que c'est un marché qui est très lucratif. En 2011, c'est 11 % de la production d'Hydro-Québec qui est allée à l'exportation. Ça a généré 15 % des profits d'Hydro-Québec. Alors c'est lucratif, il faut juste le faire comme il faut », a-t-il dit, interrogé par des journalistes à Burlington.

Les gouverneurs américains disent, eux, qu'ils sont prêts à acheter l'électricité, mais pas à n'importe quelle condition.

« Nous pouvons construire nos propres sources [d'énergie propre] ou bien utiliser celles qui existent déjà au Canada. Le prix est un élément très important », affirme Dannell P. Malloy, gouverneur du Connecticut.

Les lignes de transport d'électricité, qui font face à une opposition féroce dans certaines régions de la Nouvelle-Angleterre, constituent un autre obstacle important à l'exportation d'électricité vers les États-Unis.

Création d'une « route verte » entre le Québec et le Vermont

Le Québec et l'État du Vermont travailleront à la mise en place d'une route verte comprenant des bornes de recharge pour les voitures électriques entre Montréal et Burlington, a annoncé lundi Jean Charest.

Le ministère des Ressources naturelles du Québec, Hydro-Québec et la compagnie d'électricité américaine Green Mountain Power auront la tâche de se pencher sur la faisabilité de ce projet, a précisé M. Charest.

L'évolution du projet doit être discutée lors de la prochaine rencontre des gouverneurs et des premiers ministres, qui se tiendra à Québec l'an prochain.

Les gouverneurs et le premier ministre Charest ont aussi exprimé leur volonté d'accélérer la mise en place de lignes de train rapide entre Montréal et les villes de Boston et de New York.

Dimanche, des centaines de manifestants à Burlington ont dénoncé l'exportation de pétrole issu des sables bitumineux vers les États-Unis, ainsi que le projet d'Hydro-Québec de construire des lignes de transport d'hydro-électricité vers le Nord-Est américain.

Plusieurs arboraient le carré rouge pour appuyer le mouvement étudiant québécois et dénoncer les politiques « néolibérales ».

Avec les informations de La Presse canadienne

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