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Projet de loi C-322 : les producteurs de viande de cheval défendent leur industrie

Un cheval
Radio-Canada

Les producteurs canadiens de viande de cheval jugent illusoires les tentatives d'un député néo-démocrate fédéral d'imposer le projet de loi C-322 pour bannir leur industrie.

Depuis l'an dernier, le député néo-démocrate fédéral, Alex Atamanenko, tente de faire adopter son projet de loi. Celui-ci vise à interdire l'importation et l'exportation de chevaux à abattre à des fins de consommation humaine.

« Les chevaux, il y a un milliard de gens qui les mangent tous les jours, on ne les voit pas tomber par terre », affirme le président de l'abattoir Bouvry Exports Calgary, Claude Bouvry, qui se porte à la défense de l'industrie de la viande de cheval.

M. Bouvry gère un abattoir installé à Fort McLeod dans le sud de l'Alberta, qui vend les viandes dites alternatives partout dans le monde.

Quant aux défenseurs de droits des animaux, ils affirment que le Canada doit arrêter l'abattage de chevaux. Ils ont d'ailleurs tenu un rassemblement à cette fin, le 23 juillet à Calgary, en compagnie de l'auteur du projet de loi C-322.

Les défenseurs affirment, entre autres, que les chevaux doivent exclusivement demeurer des animaux de compagnie. Ils soupçonnent aussi l'industrie d'utiliser des dizaines de milliers de bêtes importées des États-Unis et du Mexique, sans s'assurer qu'elles ne posent aucun risque à la santé humaine.

M. Bouvry ne croit pas que ces allégations soient fondées puisque la viande de cheval est soumise à plusieurs inspections de qualité.

« C'est quand même la viande la plus vérifiée, la plus saine qui existe », assure-t-il. « C'est une viande qui est bien plus protégée que le poulet, le porc ou le boeuf », ajoute-t-il.

Pour sa part, l'Agence canadienne d'inspection des aliments assure qu'en cinq ans, une seule carcasse a été déclarée positive à la présence d'un produit interdit appelé phénylbutazone.

Le projet de loi C-322 en est encore à l'étape de la première lecture à la Chambre des communes. Le député Alex Atamenko a déjà présenté des pétitions favorables à son initiative, à quelques reprises.

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