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Droits de scolarité : la CAQ propose une hausse plus modeste

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
François Legault

François Legault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dévoilant les solutions de son parti pour mettre fin au conflit étudiant, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a suggéré de réduire l'augmentation des droits de scolarité décrétée par le gouvernement Charest.

Au lieu des 254 $ par année sur sept ans, la CAQ propose une hausse de 200 $ sur cinq ans, qui entrerait en vigueur en janvier plutôt qu'à l'automne. Le parti voudrait que cette réduction de l'augmentation soit compensée par une abolition partielle du crédit d'impôt pour les études supérieures, une suggestion que M. Legault avait déjà faite au printemps.

La CAQ souhaite également une bonification du régime de prêts et bourses et la mise en place d'un système de remboursement proportionnel aux revenus des dettes d'étude.

Le Québec baigne dans une crise sociale qui risque de reprendre à la mi-août et même peut-être d'empirer.

François Legault

François Legault présente sa solution comme un compromis qu'il offre au gouvernement et aux étudiants. « Et notre objectif, c'est de mettre derrière nous cette crise qui a peut-être été une des pires crises que le Québec a vécue au cours des dernières années. Donc, ce qu'on vise avec cette proposition c'est deux objectifs : maintenir l'accessibilité à l'université, mais aussi maintenir des études de qualité », résume-t-il.

Les représentants étudiants ont rejeté en bloc, lundi, la proposition du chef de la Coalition avenir Québec. Ils estiment que ces offres ne constituent pas une avancée sur le problème de fond qu'est l'accessibilité aux études. Pour plus de détails, lisez notre article.

Plus cher pour les étudiants, dit Charest

Invité à réagir à la proposition de la CAQ à l'issue de la réunion des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'Est du Canada, à Burlington au Vermont, Jean Charest s'est dit « étonné ».

Le premier ministre du Québec a déclaré que « M. Legault aurait intérêt à compter, puisque [sa proposition] va coûter plus cher aux étudiants ». M. Charest a fait valoir que diminuer la hausse des droits de scolarité se ferait « au prix de l'élimination d'un crédit d'impôt ». « Au net, ça coûte plus cher aux étudiants », a estimé M. Charest.

Il faudrait que M. Legault compte comme il faut, qu'il fasse un petit peu moins de Twitter et un peu plus de calculatrice.

Jean Charest

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a quant à elle taxé la proposition de François Legault « d'opportunisme politique ». « Il dit : "Tout les articles qui sont contestés et contestables, on veut les abolir". Or, M. Legault a demandé à ses députés il y a quelques semaines à peine d'adopter cette loi 78. Et là, quoi, on change d'idée? », a affirmé la ministre.

À son avis, l'offre libérale est « plus généreuse », puisqu'elle ramène l'augmentation des droits de scolarité à 176 $ par année pour les familles de classe moyenne. Cette suggestion serait plus « équilibrée » d'après la ministre.

« Dans ce sens-là, aujourd'hui, François Legault ne marque aucun point », a-t-elle déclaré.

Un règlement sans la CLASSE possible

Par ailleurs, s'il prenait le pouvoir aux prochaines élections, François Legault envisagerait d'écarter la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) des négociations pour trouver une issue au conflit étudiant.

« Je pense que ça va être plus difficile avec la CLASSE », a dit M. Legault, ajoutant plus tard qu'il est convaincu, s'il devient premier ministre, qu'il parviendrait à une entente avec les deux autres associations étudiantes, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

Il croit qu'il aurait l'opportunité de négocier avec la FEUQ et la FECQ uniquement, advenant de nouvelles négociations avec les étudiants, même si ces associations ont été solidaires de la CLASSE lors des négociations avec les libéraux. S'appuyant sur les propos de Léo Bureau-Blouin qui a récemment déploré l'épisode au cours duquel Gabriel Nadeau-Dubois refusait de condamner la violence lors des manifestations, François Legault croit que la CLASSE pourrait être isolée dans de futures négociations.

Le conflit étudiant s'invitera sans aucun doute dans la campagne électorale qui, en principe, commence mercredi, même si le premier ministre Jean Charest ne l'a pas officiellement confirmé.

Retour en classe et suspension partielle de la loi 78

Le chef de la CAQ a profité de son point de presse devant l'Université de Montréal pour appeler les étudiants des cégeps et des universités de la province à assister à leurs cours « tel que prévu », à la mi-août.

Il a d'autre part demandé au gouvernement de suspendre « tous les aspects de la loi 78 qui concernent les manifestations », considérant que « ça a mis de l'huile sur le feu » et que « ça n'a pas été utilisé » lors des manifestations étudiantes du printemps.

Les caquistes avaient pourtant voté pour la loi 78 en mai dernier, moyennant quelques amendements. François Legault avait par la suite expliqué que les députés de son parti avaient voté pour la loi afin d'appuyer le retour aux études, précisant que la CAQ s'opposait par contre aux dispositions concernant le droit de manifester.

Michelle Courchesne a riposté de son côté que François Legault conteste « les articles contestés et contestables » de la loi, et que le chef de la CAQ « abandonne complètement les étudiants qui veulent étudier en disant qu'on doit rejeter les articles de la loi 78 qui permet l'accès sécuritaire aux lieux d'enseignement ».

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