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Des professeurs de l'UQO dénoncent leur syndicat

Radio-Canada

Des professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) dénoncent la position de leur syndicat dans le conflit étudiant. Selon eux, les représentants du syndicat manquent d'objectivité et s'inquiètent à l'idée d'une rentrée mouvementée.

Ces professeurs disent que leur syndicat n'aurait pas dû réserver un amphithéâtre pour y accueillir les représentants de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), jeudi prochain.

Saïd Boukendour, professeur à l'UQO, n'est pas d'accord avec l'exécutif de son syndicat.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Saïd Boukendour, professeur à l'UQO, n'est pas d'accord avec l'exécutif de son syndicat.

Cette décision a été prise après que la direction de l'UQO a refusé à l'association étudiante le droit d'organiser l'événement.

Par contre, des professeurs condamnent « l'exploitation et la récupération de la cause des étudiants à des fins politiques ».

Selon Saïd Boukendour, professeur en administration, le syndicat aurait dû consulter le corps professoral « avant de prendre position sur ce type d'initiative ».

Michel Iglewski, qui est professeur à l'UQO depuis 29 ans, est lui aussi de cet avis et dénonce la politisation du syndicat.

Je crois que le rôle principal du syndicat est de défendre les intérêts des professeurs. Dans ce cas-là, je ne pense pas que c'est le cas.

Michel Iglewski, professeur

Le professeur assure qu'il n'est pas le seul à penser ainsi. Il rappelle que plus de 70 professeurs ont signé, en juin, une pétition pour appuyer le recteur de l'Université, Jean Vaillancourt, alors que l'exécutif du syndicat réclamait sa démission.

Réaction du syndicat

La présidente du syndicat, Louise Briand, n'est pas surprise de voir que certains professeurs sont dissidents. Elle rappelle toutefois que l'appui aux étudiants a été voté par les professeurs à deux reprises, le printemps dernier.

Ce n'est pas surprenant que sur 210 personnes, il y a des gens qui soient d'avis contraire.

Louise Briand, présidente, Syndicat des professeurs de l'UQO

La présidente trouve également regrettable que des universitaires ne veuillent pas s'ouvrir au débat.

Silence de l'administration

L'administration de l'UQO n'a pas encore commenté le dossier. Elle devrait le faire en début de semaine puisque la direction disait souhaiter attendre que l'association étudiante confirme la tenue de la conférence avant de se prononcer.

D'après un reportage de Geneviève Côté.

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