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Serbie : l'ancien porte-parole de Slobodan Milosevic devient premier ministre

Le nouveau premier ministre serbe Ivica Dacic

Le nouveau premier ministre serbe Ivica Dacic

Photo : AFP / ANDREJ ISAKOVIC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après 12 heures de débats enflammés, les députés du Parlement de Belgrade ont approuvé par 142 voix contre 72 la nomination du chef du Parti socialiste, Ivica Dacic, à la tête d'un gouvernement de coalition qui comprend également des nationalistes.

Le vote a eu lieu tard dans la nuit de jeudi à vendredi.

Ivica Dacic, ancien porte-parole de Slobodan Milosevic, a estimé que les Balkans devaient oublier le passé.

Le nouveau chef du gouvernement a également tenté de rassurer les Occidentaux au sujet de la volonté de Belgrade de poursuivre sa politique d'intégration à l'Union européenne.

M. Dacic a assuré que son gouvernement poursuivrait l'orientation pro-européenne prônée par le gouvernement précédent. Il a souligné qu'il ne voulait plus qu'on renvoie son pays aux heures sombres des années 1990.

« Si l'on considère que le mot Balkans signifie ''sang et miel'', il y a eu assez de sang, il est temps de sentir aussi le goût du miel », a-t-il dit devant les députés.

M. Dacic affirme aujourd'hui que l'avenir de la Serbie passe par l'Union européenne.

Le gouvernement qu'il va diriger devra faire face à une situation économique qui s'approche à grands pas de la récession. Le taux de chômage est de 25,5 %, alors que le salaire moyen équivaut à 422 dollars.

La question du Kosovo

Pour les Occidentaux la candidature de la Serbie pour devenir membre de l'Union européenne dépend de son attitude vis-à-vis du Kosovo, dont l'indépendance proclamée en février 2008 a été reconnue par la quasi-totalité des États membres de l'Union européenne.

M. Dacic s'est dit prêt à poursuivre le dialogue avec Pristina, la capitale kosovare, sous médiation européenne afin de « normaliser la vie de tous les citoyens ».

Mais il affirme qu'il ne reconnaîtra pas l'indépendance de l'ancienne province, considérée par les nationalistes comme le berceau de la nation serbe.

L'Union européenne a indiqué qu'elle ne ferait pas de la reconnaissance du Kosovo par la Serbie une condition, cependant elle demande à Belgrade de relâcher son emprise sur la partie nord du Kosovo, habitée par des Serbes.

Avec les informations de Reuters

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