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Des artistes montréalais se tournent vers l'entrepreneuriat

Karine Bastien a rencontré un artiste entrepreneur.

Après des années de vache maigre, des artistes de Montréal se tournent vers les techniques d'entrepreneuriat pour améliorer leurs ventes.

C'est le cas de Pascal Normand, qui s'est inscrit à plusieurs programmes du SAJE, un organisme à but non lucratif, financé notamment par le gouvernement provincial et la commission scolaire Marguerite-Bougeois, qui aide les futurs entrepreneurs à se lancer en affaires.

J'ai beaucoup exposé dans les cafés, les bars, les restos sur une base mensuelle, parce que c'était accessible et gratuit, évidemment, mais cela ne s'est pas avéré être une si bonne technique pour la vente et pour la visibilité.

Pascal Normand, artiste

Pascal Normand a obtenu un diplôme d'attestation spécialisée professionnelle à l'issu de son cours. En trois mois, le jeune artiste a vendu une vingtaine de toiles et 250 affiches.

« Prendre mon art sous un aspect entrepreneurial, cela m'a vraiment permis d'augmenter mes ventes et donc de vivre de façon correcte de mon art », explique-t-il.

En tout, 10 % des 850 entrepreneurs qui suivent des cours auprès du SAJE sont des artistes.

« Je pense que bien des artistes sont un peu effrayés à [l'idée de] corrompe leur art et leurs oeuvres en les transposant en produit, disons. Je pense que le secret pour vivre de son art, c'est ou bien d'être un sur un million qui est pris en charge par un mécène, ou de faire soit même sa propre chance et de faire la mise en marché », estime M. Normand.

Selon Michel Fortin, le directeur du SAJE, les artistes dédaignent trop rapidement l'idée d'utiliser des techniques entrepreneuriales pour vivre de leur art. « Ce n'est pas une avenue qui est très privilégiée, de se lancer en affaires. C'est plutôt rare. Mais oui, ça peut marcher si le produit est bien positionné [et] la clientèle bien identifiée », considère le directeur du SAJE.

D'après un reportage de Karine Bastien

Grand Montréal

Économie