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Télescope James Webb : la contribution canadienne présentée aux médias

Le double instrument composé du FGS et du NIRISS

Un employé de l'entreprise COM DEV International met la dernière main au double instrument composé du FGS et du NIRISS.

Photo : ASC-CRC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le reportage de Marc Godbout

Les deux instruments canadiens qui seront intégrés dans le télescope spatial James Webb, qui doit remplacer Hubble en 2018, ont été présentés aux médias.

Ces instruments, qui cohabitent sur la même plateforme, ont quitté le Canada mercredi pour une livraison à la NASA fin juillet.

NIRISS (Near InfraRed Imager and Slitless Spectrograph, pour imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente) sera chargé de découvrir et d'étudier à la fois des exoplanètes de la taille de la Terre et les galaxies les plus lointaines. Il pourra déterminer la composition chimique de planètes et y chercher de la vapeur d'eau, du dioxyde de carbone et d'autres biomarqueurs potentiels comme le méthane et l'oxygène.

FGS (Fine Guiding Sensor pour détecteur de guidage de précision) aura pour mission d'assurer la position la plus précise au JWST situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Ses deux caméras identiques seront essentielles à la « vision » du télescope Webb. Leurs images permettront au télescope de déterminer sa position, de repérer ses cibles célestes et de rester pointé de manière à pouvoir recueillir des données de grande qualité. Le FGS guidera le télescope avec la précision incroyable d'un millionième de degré.

Représentation du télescope James Webb à l'oeuvreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Représentation du télescope James Webb à l'oeuvre

Photo : NASA

La contribution du Canada garantit aux astronomes canadiens du temps d'observation après le lancement du télescope Webb, prévu en 2018.

Webb est un projet de collaboration entre les agences spatiales américaine (NASA), européenne (ESA) et canadienne (ASC).

L'équipe scientifique canadienne est dirigée conjointement par John Hutchings, du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), et le Pr René Doyon de l'Université de Montréal et directeur de l'observatoire du Mont-Mégantic.

La vie après Hubble

Webb sera le successeur du très prolifique télescope spatial Hubble lancé il y a 22 ans.

Le nouveau télescope aura pour objectif l'étude des étoiles et des galaxies aux toutes premières années de la vie de notre Univers, la formation des étoiles de notre galaxie et la recherche de systèmes planétaires propices au développement de la vie.

Contrairement à Hubble, qui est en orbite autour de la Terre à quelque 400 km de sa surface, Webb sera localisé à plus de 1,5 million de kilomètres de notre planète, soit cinq fois la distance entre la Terre et la Lune.

À cette distance, ses instruments seront dans un environnement stable et d'une extrême froideur. En effet, protégés du Soleil par son écran solaire de la taille d'un terrain de tennis, Webb et ses instruments seront refroidis à -230 degrés Celsius, ce qui permettra d'atteindre des sensibilités et des précisions inégalées.

Une citation de :Pr René Doyon

Le saviez-vous?

La masse de l'énorme observatoire spatial qu'est James Webb est d'environ 6500 kg. Son écran solaire est de la taille d'un court de tennis, et son miroir primaire de 6,5 mètres, composé de 18 panneaux hexagonaux, sera refroidi à une température de -233 degrés Celsius. Le télescope sera plié pour être installé à l'intérieur d'une fusée et il s'ouvrira automatiquement dans l'espace, comme une fleur.

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