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Le sida cause encore des inquiétudes en Outaouais

Le virus du VIH

Représentation du virus du VIH

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Conférence internationale sur le sida qui se déroule cette semaine à Washington suscite un vif intérêt en Outaouais. Le Bureau régional d'action-sida (BRAS) souhaite que cette rencontre incite les autorités à prendre tous les moyens possibles pour faciliter le dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) qui continue à se répandre en Outaouais.

Depuis 20 ans, le VIH progresse dans la région et aucune campagne n'a réussi à freiner sa course. Selon le BRAS, de 800 à 1200 personnes sont actuellement infectées par ce virus dans la région, sans compter les quelque 200 à 300 personnes séropositives qui ignorent leur état.

L'infection se répand chez les jeunes, mais aussi chez des gens plus âgés. Les quinquagénaires et les sexagénaires sont de plus en plus nombreux à cogner à la porte du Bureau régional d'action-sida.

Ils sont nerveux. Ils veulent savoir les conséquences de leur maladie, comment ça va les changer. Qu'est-ce qu'ils doivent faire pour améliorer la qualité de leur vie, qu'est-ce qu'ils doivent dire à leurs proches.

William McLean, porte-parole du BRAS Outaouais et pharmacologue

Même si les hommes qui ont des relations homosexuelles constituent la majorité des cas d'infection, les immigrants et les femmes sont de plus en plus touchés par le virus.

Le problème n'est pas le manque d'information sur les risques de transmission, mais bien l'absence de vigilance. « On découvre que souvent, c'est parce qu'il y a une influence de l'alcool, de la drogue qui diminue la capacité de considérer leurs décisions », souligne le porte-parole du BRAS William McLean.

M. McLean espère que le sommet sur le sida à Washington incitera les autorités à accélérer les efforts pour faciliter le dépistage du VIH. Il croit que c'est en misant sur l'éducation et la médication des séropositifs que l'on pourra enfin réduire les risques de transmission.

D'après un reportage de Pascale-Marie Dufour

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