•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pipeline Northern Gateway : Victoria veut sa juste part

Terry Lake, Mary Polak

Le ministre de l'Environnement Terry Lake et la ministre des Relations et de la Réconciliation avec les Autochtones Mary Polak annoncent les cinq conditions de la province pour le projet Northern Gateway.

Radio-Canada

Le gouvernement de la Colombie-Britannique veut renégocier sa part du gâteau dans le projet de pipeline Northern Gateway de la compagnie Enbridge.

Il s'agit d'une des cinq conditions imposées par Victoria pour donner son accord au projet de la pétrolière.

Selon le ministre de l'Environnement, Terry Lake, l'entente actuelle stipule que la province obtiendra 8 % des revenus du pipeline, tout en étant responsable de 100 % des risques liés au port pétrolier et à la circulation de pétroliers au large de ses côtes, et 58 % des risques pour le pipeline sur son territoire.

« Nous ne pensons pas que l'approche actuelle pour le partage des bénéfices et des risques est juste », a noté lundi le ministre Lake.

La province veut donc renégocier le partage des retombées du projet avec le gouvernement fédéral.

Le ministre Lake a toutefois refusé de préciser le montant des revenus que la province veut obtenir.

Il a été interrogé sur le pouvoir de la province d'empêcher la construction du pipeline si Ottawa donne son accord au projet.

Terry Lake a répondu qu'Enbridge devait obtenir plus de 60 permis de la Colombie-Britannique pour mener à bien la construction du pipeline.

Le ministre de l'Environnement a également souligné que la province ne détenait pas suffisamment d'information à l'heure actuelle pour appuyer le projet Northern Gateway.

Terry Lake a ajouté que la province se prévaudrait de son droit de questionner Enbridge lors de l'audience du fédéral sur le projet, qui doit avoir lieu bientôt.

La ministre des Relations et de la Réconciliation avec les Autochtones, Mary Polak, a noté qu'elle ne connaissait aucune Première Nation dans la province qui appuyait le projet, et que la province avait l'obligation de consulter et de satisfaire les Premières Nations avant de donner son accord à un tel projet.

« Nous croyons que les bénéfices qui découlent de ce type de projet pour les Premières Nations doivent être clairement identifiés, tout comme les mesures qui doivent assurer la protection de l'environnement », a déclaré la ministre Polak.

Réaction en Alberta

D'autre part, la première ministre de l'Alberta, Alison Redford, a déclaré qu'il était essentiel pour la Colombie-Britannique de faire preuve de plus de coopération pour assurer l'accès aux nouveaux marchés de l'énergie. Elle a souligné qu'il s'agissait d'un impératif national pour l'économie du Canada.

Victoria impose cinq conditions au Projet Northern Gateway

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a annoncé lundi qu'il ne permettrait pas au projet de pipeline Northern Gateway d'aller de l'avant tant que cinq conditions ne seraient pas remplies par la compagnie Enbridge.

Notre gouvernement s'engage à assurer un développement économique tout en protégeant l'environnement.

Chirsty Clark, première ministre C.-B.

Les cinq conditions imposées par la province sont les suivantes :

  • Le projet doit être approuvé par le processus d'évaluation environnementale;
  • Le projet doit comprendre la mise en place d'un système de pointe à l'échelle mondiale pour l'intervention, la prévention et la reprise des activités en cas de déversement près des côtes ou dans les eaux au large de la province;
  • Le projet doit comprendre la mise en place d'un système de pointe à l'échelle mondiale pour l'intervention, la prévention et la reprise des activités en cas de déversement en sol britanno-colombien;
  • Le projet doit satisfaire à la loi en ce qui a trait aux Premières Nations, à leurs droits territoriaux, à leur participation et à leur consultation lors de tels projets;
  • L'économie et les finances de la Colombie-Britannique devront bénéficier du projet proposé à la hauteur des risques auxquels la province, son environnement et ses contribuables s'exposent.

Il est clair que notre système de prévention et d'intervention en cas de déversement doit être grandement amélioré.

Terry Lake, ministre de l'Environnement

Une équipe du gouvernement provincial, dirigée par le ministre de l'Environnement, aurait déjà établi une liste de critères qui servira à déterminer si les systèmes d'intervention, de prévention et de reprise des activités en cas de déversements sur terre et en mer proposés dans le cadre du projet seront à la hauteur.

Selon le ministre Lake, l'amélioration des plans d'intervention est une occasion pour la province de développer des systèmes de protection de l'environnement de niveau mondial.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Économie