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Syrie : violents combats entre l'armée et les rebelles à Damas et Alep

Image provenant d’une vidéo diffusée sur Internet montrant de la fumée émanant du quartier de Mazzé, à Damas, le 22 juillet.

Image provenant d’une vidéo diffusée sur Internet montrant de la fumée émanant du quartier de Mazzé, à Damas, le 22 juillet.

Photo : AFP / YouTube

Radio-Canada

Les deux plus grandes villes syriennes, Damas et Alep, sont le théâtre dimanche de violents combats, alors que les forces fidèles au président Bachar Al-Assad tentent de reprendre le contrôle de zones tombées aux mains des rebelles.

La contre-attaque gouvernementale sur la capitale Damas se durcit, quatre jours après l'attentat à la bombe qui a tué quatre hauts responsables de la sécurité.

Selon des opposants, l'armée a utilisé des hélicoptères de combat pour bombarder les quartiers de Barzé et de Roukneddine. Des hélicoptères auraient aussi été employés dimanche sur la ville de Daïr az Zour (est).

La télévision publique a, elle, démenti des bombardements d'hélicoptères à Damas.

Les insurgés ont été chassés de Mazzé, le quartier diplomatique de la capitale, et les troupes d'élite de la 4e division, dirigée par Maher, le frère de Bachar Al-Assad, assiégeaient le district de Barsé, dans le nord de Damas, selon des habitants et des membres de l'opposition.

Maher Al-Assad est désormais l'un des principaux responsables de la sécurité syrienne, après la mort du ministre de la Défense et du beau-frère de Bachar Al-Assad dans l'attentat de mercredi.

Les forces gouvernementales semblaient dimanche suivre une tactique semblable à Alep, ville la plus peuplée du pays, où elles affrontaient les insurgés près du principal bâtiment des services de renseignements, après avoir repris la veille un quartier tenu par l'opposition, dans le nord de la ville.

Les insurgés, de leur côté, ont annoncé dimanche le début de « la bataille de libération » d'Alep, dans une vidéo diffusée sur YouTube.

Par ailleurs, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ONG basée à Londres et soutien de l'opposition, a fait état de 1261 tués, dont 299 parmi les forces pro-Assad, dans toute la Syrie depuis dimanche dernier, ce qui fait de cette semaine la plus meurtrière du conflit.

Quelque 180 personnes, dont 48 soldats, ont été tuées au cours de la seule journée de samedi, selon l'OSDH.

Plus de 19 000 personnes ont péri dans les violences depuis mars 2011, selon l'ONG.

Tensions aux frontières

Des rebelles ont, par ailleurs, annoncé dimanche qu'ils avaient pris le contrôle d'un poste frontalier avec la Turquie, Bab al Salam, le troisième en quatre jours.

Des activistes de l'opposition ont aussi déclaré que plusieurs villes dans le nord-est de la Syrie, majoritairement kurde, étaient désormais exclusivement contrôlées par des responsables locaux, marquant une érosion sans violence du pouvoir de Damas.

Des responsables irakiens ont, en revanche, affirmé que les forces syriennes avaient repris l'un des deux postes capturés par les insurgés à la frontière entre les deux pays.

L'armée turque a quant à elle renforcé son dispositif le long de la frontière syrienne avec l'envoi dimanche de batteries de missiles sol-air et de véhicules de transport de troupes à Mardin.

Les frontières avec le Liban et la Jordanie restent, elles, sous contrôle du régime syrien.

Sur le plan diplomatique, le Qatar accueille en soirée une réunion du comité ministériel de la Ligue arabe sur la Syrie.

Samedi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé qu'il dépêchait en Syrie le sous-secrétaire chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, afin de rendre compte de la situation sur le terrain.

Ban Ki-moon a également recommandé que la mission des observateurs de l'ONU en Syrie se concentre désormais sur l'examen d'une transition politique, plutôt que sur la vérification du cessez-le-feu - inexistant - prévu dans le cadre du plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan.

Le Conseil de sécurité a voté à l'unanimité vendredi une prolongation de 30 jours de la mission des observateurs, sans ajustement de mandat, au lendemain d'un veto apposé par la Russie et la Chine à un projet de résolution qui aurait imposé des sanctions contre Damas.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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