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Des milliers de personnes ont répondu à l'appel de la CLASSE

Des milliers de personnes manifestent à Montréal, le 22 juillet 2012.

Photo : La Presse canadienne / Peter McCabe

Radio-Canada

Plusieurs milliers de personnes ont répondu a l'appel de la CLASSE dans plusieurs villes du Québec, comme tous les 22 du mois depuis mars dernier.

La FEUQ et la FECQ participaient à ces manifestations organisées dans plusieurs villes du Québec.

À Montréal, la manifestation était impressionnante. Partie de la place Émilie-Gamelin à 14 h, la manifestation a été déclarée illégale par la police. Camille Robert et Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE, ont tenu un court point de presse.

Éliane Laberge, présidente de la FECQ, et Yanick Grégoire, vice-président exécutif de la FEUQ, en ont tenu un plus tôt à Montréal.

À Québec, des centaines de manifestants ont quitté l'Assemblée nationale pour emprunter la rue Cartier puis la rue Saint-Jean. Des membres de la CLASSE et du mouvement Occupons Québec ont prononcé des discours avant le départ du cortège.

Jeanne Reynolds, autre porte-parole de la CLASSE, participait à la manifestation dans la capitale.

La manifestation de Québec était aussi organisée par Occupons Québec et la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), qui regroupe notamment des étudiants de l'Université Laval. Comme pour la CLASSE à Montréal, les manifestants n'ont pas remis leur itinéraire à la police.

À Trois-Rivières, quelques dizaines de personnes participaient aussi à cette journée de manifestation. Ils ont donné leur itinéraire aux policiers.

De la hausse des droits au néo-libéralisme

Si la CLASSE mobilisait autour de thèmes dépassant largement la question de l'abolition de la hausse des droits de scolarité, les fédérations étudiantes collégiales et universitaires s'en sont tenues à leur objectif premier.

Selon la porte-parole de la CLASSE Camille Robert, la manifestation dénonce le néolibéralisme et les mesures d'austérité imposées aux populations du Québec et d'ailleurs par les États.

Tout ça s'inscrit dans un contexte. C'est pas seulement la hausse des frais de scolarité, mais c'est aussi la taxe santé, la hausse des tarifs d'électricité, donc c'est tout ça qu'on dénonce aujourd'hui.

Camille Robert, porte-parole de la CLASSE

Tant que les élections ne sont pas déclenchées, nous, notre objectif principal, ce pour quoi on va mobiliser les étudiants, la jeunesse québécoise, ça va rester les frais de scolarité.

Éliane Laberge, présidente de la FECQ
Des milliers de personnes manifestent dans les rues de MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : La Presse canadienne / Peter McCabe

En raison des vacances estivales, le co-porte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois ne s'attendait pas à regrouper 200 000 manifestants à Montréal, comme en mars dernier, mais il s'est dit très ému de voir autant de personnes répondre à l'appel.

Les dernières manifestations des 22 mai et 22 juin ont réuni des dizaines de milliers de personnes.

Ces manifestations se déroulent au moment où la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse vient de juger que la loi 78, adoptée en mai, porte atteinte aux libertés des Québécois. Les regroupements étudiants ont vertement dénoncé cette loi spéciale. Les tribunaux n'ont toutefois pas encore tranché sur la validité de la loi.

Rappelons que la CLASSE a annoncé qu'elle fera une tournée dans une vingtaine de villes du Québec jusqu'à la mi-août pour dénoncer les politiques du gouvernement Charest. Les membres veulent rencontrer la population afin de faire connaître leurs positions politiques et les valeurs qu'ils défendent, contenues dans un manifeste dévoilé plus tôt en juillet.

Les associations étudiantes doivent aussi décider à la rentrée si elles comptent poursuivre la grève.

Avec les informations de La Presse canadienne

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