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Poutine resserre son étau sur les ONG russes financées par l'étranger

Le président russe Vladimir Poutine lors d'une réunion à Moscou, le 20 juillet

Le président russe Vladimir Poutine lors d'une réunion à Moscou, le 20 juillet

Photo : La Presse canadienne / AP/RIA-Novosti, Mikhail Klimentyev, Presidential Press Service

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président russe Vladimir Poutine a signé samedi une loi controversée qui accentue les contraintes pesant sur de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG).

La loi, qui a été votée par les députés russes à la mi-juillet, fait des ONG recevant des fonds de l'extérieur du pays des « agents de l'étranger ».

En vertu de cette loi, ces ONG devront permettre des contrôles officiels de leurs ressources, de leurs comptabilités et de leur gestion et publier régulièrement leurs sources de revenus et leur gestion.

Le département d'État américain avait exprimé ses « profondes préoccupations » quant au projet de loi, déposé par des membres de Russie unie, le parti de Vladimir Poutine.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait alors dénoncé une « grave interférence » américaine dans les affaires intérieures russes.

En Russie, les principales ONG concernées ont jugé que le terme d'« agents de l'étranger », sous lequel elles doivent s'enregistrer sous peine d'être suspendues pendant six mois, rappelait la période de la guerre froide et les signalerait comme des traîtres à l'opinion publique.

Spécialisée dans l'observation des élections, l'ONG russe Golos, qui bénéficie de fonds américains et européens, s'est dite « convaincue » d'être « la première visée » par ce texte de loi, pour avoir dénoncé des fraudes lors de la victoire du parti de Vladimir Poutine aux législatives de décembre.

Ces élections avaient été suivies par de grandes manifestations de protestation contre le Kremlin dénonçant des fraudes électorales.

Depuis son retour au Kremlin, Vladimir Poutine, qui gouverne la Russie depuis 12 ans en tant que président ou premier ministre, a mis en oeuvre des mesures jugées répressives par la majorité des opposants.

Début juin, le président russe a promulgué une loi instaurant des amendes susceptibles de dépasser les 30 000 $ contre les organisateurs de manifestations, alors que le produit intérieur brut (PIB) par habitant est d'environ 16 500$.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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