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Le prix des céréales explose

Une exploitation céréalière au Québec.

Une exploitation céréalière au Québec.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La sécheresse aux États-Unis fait bondir le cours du grain en bourse. En un mois, les prix du maïs, du blé et du soja se sont envolés de 30 à 50 %.

Depuis le début de juin, certaines régions agricoles américaines sont soumises à des chaleurs extrêmes et le manque de pluie a endommagé les cultures. La sécheresse est en train d'anéantir plus de 40 % de la production céréalière américaine.

En conséquence, « les stocks mondiaux de céréales disponibles sur le marché sont à leur plus bas niveau historique. Le garde-manger n'est plus aussi rempli », reconnaît Marc Sadler, un expert de la Banque mondiale.

Et sur les marchés, les spéculateurs font en ce moment exploser les prix des grains à des niveaux atteignant ou dépassant ceux de 2007-2008.

Quelques signaux positifs laissent croire par ailleurs que la production du riz pourrait connaître une production record cette année. Le cours de cette céréale, dont dépendent trois milliards d'humains dans le monde, ne suit pas ceux du blé et du maïs.

Du bon pour les fermiers canadiens

Les producteurs canadiens anticipent pour leur part une excellente récolte. Étant donné le cours du grain, la sécheresse américaine devrait remplir leurs coffres.

Si les fermiers gardent habituellement une partie de leurs céréales pour nourrir leurs animaux, vu le niveau actuel de la valeur du grain, ils pourraient décider d'écouler la totalité de leur production sur le marché.

Certains trouvent cependant que nourrir le bétail leur coûte trop cher. Et si la tendance à la hausse des cours du grain devait se prolonger, cela pourrait amener en fin de compte une augmentation du prix de la viande de boeuf et de porc au pays, croit Sylvain Charlebois, de l'Université de Guelph.

Avec des informations de Vincent Maisonneuve

Avec les informations de Agence France-Presse

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