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Les États-Unis confrontés à leur pire sécheresse en 25 ans

Un champ de blé aux États-Unis

La sécheresse pourrait mettre en péril les récoltes de maïs.

Photo : AFP / SCOTT OLSON

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La sécheresse qui sévit actuellement aux États-Unis serait la plus grave en 25 ans, a affirmé le secrétaire à l'Agriculture Tom Vilsack après avoir rencontré le président Barack Obama, mercredi.

La canicule, dont les météorologues ne voient pas la fin, pourrait avoir des conséquences sur la production alimentaire mondiale.

Lors d'un point de presse à la Maison-Blanche, M. Vilsack, a toutefois affirmé que le phénomène n'atteignait pas encore la gravité de la crise de 1988, qui avait causé pour des milliards de dollars de dégâts.

Il demeure que la chaleur et le manque de pluie affectent une surface plus importante des États-Unis. Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), environ 55 % du territoire continu américain a été frappé par la sécheresse en juin, un pourcentage inégalé dans le pays depuis 1956.

Sur un ensemble de 29 États touchés, 39 comtés supplémentaires viennent d'être placés en état de catastrophe naturelle.

Si je connaissais une prière pour la pluie ou une danse de la pluie, j'y aurais recours.

Tom Vilsack, secrétaire américain à l'Agriculture

Le secrétaire à l'Agriculture a pressé le Congrès de travailler de concert avec la Maison-Blanche afin d'améliorer l'aide aux agriculteurs. Il a également indiqué que le département de l'Agriculture allait ouvrir davantage d'espaces dans le Programme de réserve et de conservation afin de permettre aux éleveurs d'accéder à des pâturages d'urgence.

Arguant que les stocks d'éthanol actuels n'étaient pas problématiques, il a cependant refusé d'accéder à la demande de certains éleveurs qui souhaiteraient voir baisser la demande d'éthanol, un carburant à base de céréales. Selon eux, l'obligation pour les raffineries de mêler ce carburant à l'essence contribue à faire grimper le prix des céréales.

Conséquences alimentaires

Les États-Unis étant le premier producteur mondial de soja et de maïs, M. Vilsak a ajouté que la canicule risquait d'entraîner une hausse des prix des denrées alimentaires à la fin de l'année ainsi que l'an prochain.

Selon Joseph Glauber, économiste au département de l'Agriculture, le prix du maïs aurait augmenté de 50 % et celui du soja de 26 % depuis le mois de mai, une bonne partie des cultures étant dans un état « critique », voire « très critique ».

Les stocks mondiaux de céréales disponibles sur le marché sont à leur plus bas niveau historique [...] Le garde-manger n'est plus aussi rempli.

Marc Sadler, un expert de la Banque mondiale

En revanche, les prix du boeuf et de la viande en général ont chuté. Certains éleveurs, confrontés à la hausse des prix des aliments pour le bétail, cherchent à réduire leur cheptel et saturent le marché, explique M. Glauber. Mais éventuellement, cette tendance risque de créer une raréfaction puis une augmentation du prix de la viande, ajoute-t-il.

En plus des problèmes de culture, la sécheresse a déjà provoqué des feux de forêt dévastateurs dans l'ouest du pays. Si la chaleur persiste, les villes pourraient être touchées par un problème d'approvisionnement en eau et être forcées de restreindre leur consommation, estime Mark Svoboda du Centre national de lutte contre la sécheresse.

Les météorologues n'annoncent pas d'amélioration significative dans les prochains jours.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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