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Transactions douteuses: démission d'un responsable de HSBC

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David Bagley, responsable chargé du respect des réglementations de la banque HSBC.

David Bagley, responsable chargé du respect des réglementations de la banque HSBC.

Photo : AFP / JIM WATSON

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le responsable chargé du respect de la réglementation de la banque britannique HSBC a annoncé sa démission mardi devant une commission du Sénat américain, qui enquête sur de possibles opérations de blanchiment d'argent.

David Bagley a dit à la commission d'enquête du Sénat liée à la sécurité intérieure qu'il démissionnait dans le cadre d'une réorganisation de son service. Il a fait cette déclaration alors que des responsables de HSBC étaient venus faire acte de contrition devant le Sénat.

M. Bagley était depuis 2002 à la tête de cette division mandatée pour faire respecter la réglementation en matière de provenance de fonds.

Il a reconnu, en annonçant sa démission, qu'il y a eu des « domaines dans lesquels nous avons connu des défaillances significatives ».

Dans un rapport, la commission d'enquête américaine accuse la Banque HSBC d'avoir manqué de vigilance devant des transactions douteuses.

Ce document révèle que la banque aurait aidé des milliers de clients à blanchir de l'argent lié au trafic de drogue ou au financement du terrorisme. HSBC aurait accepté 15 milliards de dollars en argent, provenant de sources hautement à risque de blanchiment, notamment au Mexique, en Russie, en Iran et en Syrie.

La filiale mexicaine de la banque est particulièrement ciblée dans le rapport pour avoir failli à assurer une surveillance efficace, ce qui aurait profité aux trafiquants de drogue du pays.

L'institution dit être en voie de fermer 20 000 comptes bancaires aux îles Caïmans en lien avec cette enquête.

Le rapport évoque aussi des liens entre une partie des sommes ayant transité par HSBC et l'Iran, ce qui pourrait constituer une violation des sanctions américaines à l'encontre de Téhéran et d'autres pays.

Un cabinet d'audit indépendant a souligné que la banque avait réalisé 25 000 transactions secrètes avec l'Iran sur une période de six ans, pour un total de 16 milliards de dollars.

Le sénateur démocrate Carl Levin, qui préside la commission, a qualifié de « choquantes » les manipulations de la banque et a déploré le fait que les responsables de l'institution financière « savaient ce qui se passait, mais ont permis à cette pratique trompeuse de continuer ».

« Chez HSBC, la culture était polluée de manière envahissante depuis longtemps », a déclaré le sénateur.

Les dirigeants présentent leurs excuses

Les dirigeants de HSBC ont présenté leurs excuses pour ces erreurs, qui risquent de nuire sérieusement à la réputation de la banque.

« Nous présentons nos excuses au sujet du fait que la HSBC n'a pas été à la hauteur des attentes de nos régulateurs, de nos clients, de nos employés et des citoyens », a affirmé Irene Dorner, présidente de HBUS, la filiale américaine de HSBC, devant la commission d'enquête.

Ce non-respect des réglementations « est inacceptable », a-t-elle ajouté.

La veille du commencement des audiences de la commission sénatoriale, la banque avait publié un communiqué dans lequel elle esquissait un mea culpa.

« Nous allons reconnaître que, par le passé, nous avons quelques fois échoué à respecter les normes attendues par les régulateurs et la clientèle », dit-elle.

« Nous allons nous excuser, reconnaître ces erreurs, répondre de nos actes et nous engager à régler ce qui n'a pas fonctionné », poursuit le communiqué.

Irene Dorner (gauche), PDG de HSBC et le directeur des affaires juridiques de la Banque Stuart Levey.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Irene Dorner (gauche), PDG de HSBC et le directeur des affaires juridique de la Banque Stuart Levey.

Photo : AFP / MARK WILSON

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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