Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les rebelles syriens annoncent une offensive d'envergure à Damas

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des rebelles bloquent des rues de Damas, la capitale syrienne.

Des rebelles bloquent des rues de Damas, la capitale syrienne.

Photo : AFP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En Syrie, les rebelles ont annoncé mardi une opération « de grande envergure » contre les forces fidèles au régime du président Bachar Al-Assad. Les combats ne connaissant aucun répit avec la mort de 86 personnes à travers le pays.

La capitale Damas est le théâtre de violents combats depuis dimanche soir. Baptisée « le volcan de Damas et les séismes de Syrie », cette offensive prévoit des attaques de tous les postes de contrôle du pays, des coupures des grands axes routiers pour paralyser l'armée.

Mardi, l'Armée syrienne libre (ASL) a affirmé contrôler deux quartiers de Damas, Midane et Tadamoun, dans le sud et l'est. Des tirs nourris d'armes automatiques étaient entendus au coeur de la ville.

Ces informations n'ont pas pu être confirmées par des sources indépendantes sur le terrain.

Dans la nuit de lundi à mardi, des hélicoptères de l'armée syrienne sont entrés pour la première fois en action et ont mitraillé le quartier de Qaboun, dans l'est de la capitale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

« L'armée a essayé de pénétrer dans Midane, mais les [rebelles] de l'ASL l'ont stoppée », a indiqué un militant qui se fait appeler Abou Moussab. « Les soldats ont donc intensifié les bombardements. »

Ce militant a également fait état d'un grand nombre de blessés et « du manque de médecins pour les soigner ». « Le régime [d'Assad] qui s'effondre devient fou », a-t-il estimé.

Les rebelles syriens brûlent des pneus pour bloquer des rues de Damas.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des opposants au régime de Bachar al-Assad bloquent des rues du centre de Damas.

Photo : AFP

Combats dans la capitale

Damas était jusqu'à présent considérée comme un bastion imprenable du pouvoir. La capitale syrienne est contrôlée principalement par une division de l'armée dirigée par Maher Al-Assad, le frère du président.

Cette offensive des rebelles intervient au moment où la capitale est secouée par des violences depuis dimanche soir. Pour les opposants, la révolte lancée il y a 16 mois est arrivée à un « tournant ».

Les combats ont tué 149 personnes lundi, dont 82 civils, 41 soldats et 26 rebelles, selon l'OSDH.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a qualifié la situation en Syrie de guerre civile.

Armes chimiques

L'ancien ambassadeur syrien en Irak, Nawaf Farès, a affirmé lundi à la BBC que le président Bachar Al-Assad pourrait utiliser des armes chimiques contre les rebelles pour rester au pouvoir.

M. Farès, qui a fait défection le 11 juillet et a rejoint l'opposition syrienne, a ajouté que les jours du président Assad étaient comptés, mais qu'il serait prêt « à éradiquer le peuple syrien tout entier » pour rester au pouvoir.

La semaine dernière, le Wall Street Journal évoquait la possibilité que des armes chimiques soient en train d'être déplacées en Syrie, citant des rapports du renseignement.

Un général syrien, des officiers et des soldats ont fait défection et sont passés dans la nuit de lundi à mardi en Turquie selon un diplomate turc et un responsable du département d'État américain. Cela porte à 18 le nombre de défections de généraux en Turquie depuis mars 2011, déclenchement d'un mouvement de révolte contre le régime du président Bachar Al-Assad, a indiqué à l'AFP un diplomate turc de haut rang.

Par ailleurs, le général Manaf Tlass, le plus haut gradé syrien ayant fait défection et proche du président syrien Bachar Al-Assad, a annoncé mardi être à Paris et a appelé à la « transition », dans une déclaration écrite à la presse. Le président François Hollande a confirmé sa présence en France.

Bras de fer diplomatique

Sur le terrain diplomatique, un bras de fer s'est engagé entre la Russie, la Chine et les Occidentaux.

L'émissaire de l'Organisation des Nations unies (ONU) pour la Syrie, Kofi Annan, était reçu mardi à Moscou par le président russe Vladimir Poutine.

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie Kofi Annan et Vladimir Poutine, le président russe, se serrent la main à Moscou.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie Kofi Annan rencontre Vladimir Poutine, le président russe.

Photo : AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV

Lors de cet entretien au Kremlin, M. Annan a estimé que la situation en Syrie avait atteint un « point critique ». « Je peux vous assurer que nous allons tout faire pour soutenir vos efforts », lui a répondu M. Poutine.

Depuis le début des violences en Syrie, en mars 2011, la Russie a bloqué deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur le sujet. Lundi, la Russie et la Chine - membres permanents du Conseil - ont réitéré leur opposition à une résolution qui comprendrait des sanctions contre Damas.

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est rendu mardi dans la capitale chinoise pour s'entretenir de la question syrienne avec le président chinois Hu Jintao et d'autres dirigeants chinois.

M. Ban Ki-moon a demandé à la Chine « d'user de son influence » auprès du régime syrien pour faire appliquer le plan de paix du médiateur Kofi Annan, qui prévoit une transition politique.

Mais avant même l'arrivée du secrétaire général de l'ONU, le journal chinois Le Quotidien du peuple s'est dit opposé à toute intervention étrangère en Syrie.

Les relations entre Moscou et Damas

Le régime syrien est un important client de la Russie en matière d'armement.

Les liens entre les deux pays remontent aux années 50, à l'époque de l'Union soviétique, et ne se sont brouillés que pendant quelques années, après la désintégration de l'URSS, avant de se rétablir au tournant des années 2000.

À compter d'août 2008, à l'époque de l'opération russe en Géorgie, la coopération entre Moscou et Damas s'est étendue, notamment par le développement d'infrastructures militaires dans le port de Tartous, dans le nord-ouest de la Syrie.

Avec les informations de Agence France-Presse, Le Monde, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !