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Dix ans de bilinguisme à Moncton

L'hôtel de ville de Moncton

L'hôtel de ville de Moncton

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville de Moncton a réitéré, lundi, son statut bilingue lors de la réunion du conseil municipal.

La Ville, sous la gouvernance de l'ancien maire Brian Murphy, a adopté unanimement la déclaration de bilinguisme officiel le 6 août 2002.

L'ancien maire de Moncton, Brian MurphyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ancien maire de Moncton, Brian Murphy

Dix ans plus tard, Brian Murphy déplore le fait que 80 % de l'affichage commercial soit encore en anglais à Moncton. « Est-ce qu'on devrait aller aussi loin que Dieppe et obliger les entreprises à afficher [dans les deux langues officielles]? Je pense que c'est la prochaine étape logique, à la Ville de Moncton. »

Le 12 juillet dernier, la ville voisine de Dieppe a gagné une bataille linguistique contre deux entreprises qui contestaient son décret obligeant l'affichage commercial bilingue.

Le conseiller municipal de Moncton, Pierre BoudreauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le conseiller municipal de Moncton, Pierre Boudreau

Malgré tout, le conseiller à la Ville de Moncton, Pierre Boudreau, ne pense pas que la méthode forte soit la plus appropriée pour inciter l'affichage commercial dans les deux langues officielles. « La méthode à suivre ne serait pas d'imposer et d'avoir des sanctions contre les compagnies », dit-il.

Pierre Boudreau reconnaît que l'affichage commercial bilingue est un échec à Moncton. « Ça n'a pas fonctionné et ce n'est pas seulement la faute des anglophones; c'est la faute des Acadiens également qui sont craintifs », affirme-t-il.

MonctonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ville de Moncton (archives).

Un comité de la ville de Moncton a pour mandat d'augmenter l'affichage bilingue de 30 % d'ici cinq ans. S'il ce comité n'y arrive pas, le conseiller Boudreau se dit prêt, lui aussi, à suivre l'exemple de Dieppe.

De son côté, Brian Murphy pense que pour adopter un bilinguisme réel, il faut accorder plus d'importance au statut bilingue de la ville. « Il y a des étapes dans l'avenir, et l'une d'entre elles, c'est de suivre l'idée de Dieppe d'avoir un vrai pouvoir dans un statut ou dans un arrêté municipal. »

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