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Paradis a ordonné à son ministère de rencontrer des firmes de son comté

Christian Paradis se rend à la Chambre des Communes, le 27 mars 2012.

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Radio-Canada

Le ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Christian Paradis, a ordonné à son ministère de rencontrer deux entreprises sises dans sa circonscription.

Le Commissariat aux conflits d'intérêts et à l'éthique a soulevé des doutes au sujet de cette pratique, amenant le ministère à apporter des modifications.

En 2009, alors qu'il était ministre des Travaux publics, M. Paradis a ordonné à des fonctionnaires d'organiser des rencontres avec deux firmes de Thetford Mines pour permettre à celles-ci de promouvoir leurs produits.

Une de ces rencontres s'est déroulée dans la salle de conférence du ministre. Une dizaine de fonctionnaires des Travaux publics et du ministère des Affaires étrangères y ont assisté.

La même année, M. Paradis avait demandé à des fonctionnaires de son ministère de rencontrer l'entreprise de l'ancien député conservateur Rahim Jaffer. En mars dernier, la commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique, Mary Dawson, a conclu que M. Paradis avait réservé un traitement de faveur à son ancien collègue, contrevenant du même coup aux règles en la matière.

La commissaire Dawson a réitéré vendredi que bien que les ministres sont des députés et devraient représenter leurs électeurs, il existe des limites à cette pratique.

« Les ministres doivent s'assurer qu'ils n'accordent pas de traitement de faveur à leurs électeurs dans leur rôle de ministre, traitement qui ne serait pas offert à tout autre Canadien, écrit-elle dans un courriel. Les ministres doivent représenter tous les Canadiens dans ce rôle. »

Le ministère des Travaux publics soutient avoir modifié ses directives depuis ce temps. Il dit aussi avoir mieux formé ses fonctionnaires sur l'art de rencontrer des parties tierces.

Des échanges de courriels démontrent que lorsque les fonctionnaires ont reçu la première demande du ministre pour organiser une rencontre avec Pultrall, ils ont suggéré que l'entreprise assiste simplement à un séminaire sur l'art de faire des affaires avec le gouvernement. Le bureau de M. Paradis a toutefois rejeté cette idée, et a demandé que les rencontres soient tenues dans la région d'Ottawa, nommant spécifiquement 10 fonctionnaires dont la présence était souhaitée lors de la réunion d'avril 2009.

Une haute fonctionnaire a révélé à la commissaire à l'éthique que les employés ne sont normalement pas encouragés à assister à des réunions avec des gens d'affaires. « Elle s'inquiète de la perception de favoritisme qui pourrait résulter de la rencontre ministérielle avec une entreprise spécifique d'une façon qui ne semblerait pas ouverte, juste et transparente », écrit Mme Dawson dans son rapport publié en mars.

Le bureau de M. Paradis a souligné que les rencontres avaient eu lieu il y a trois ans et avaient qu'il en avait été question dans le rapport de la commissaire.

Au fil des ans, M. Paradis a annoncé plusieurs prêts destinés à Thermo Pieux et à ses filiales, ainsi qu'à Pultrall, pour un total d'environ 500 000 $, y compris une bourse du Conseil national de recherches Canada.

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