•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bain Capital : Obama attaque, Romney réplique

Le président Barack Obama sollicite un deuxième mandat à la Maison-Blanche.

Le président Barack Obama sollicite un deuxième mandat à la Maison-Blanche.

Photo : AFP / MANDEL NGAN

Radio-Canada

En tournée électorale dans l'État clé de Virginie, le président américain Barack Obama est passé à l'attaque estimant que son rival républicain Mitt Romney devra s'exliquer sur son passé d'investisseur.

Mitt Romney « va devoir répondre à ces questions, parce qu'il aspire à devenir président, et une des choses que l'on apprend est que l'on est responsable de la conduite de ses opérations », a souligné M. Obama au micro de la télévision locale WJLA de Washington.

La réponse de Mitt Romney n'a pas tardé. Il a répété vendredi qu'il avait bien quitté sa société d'investissement Bain Capital en 1999 et sommé l'équipe de campagne du président sortant de cesser de diffuser des informations « fausses, trompeuses et malhonnêtes ».

« Je n'ai eu absolument aucun rôle dans la gestion de Bain Capital après février 1999 », a martelé M. Romney à l'antenne de CNN.

Les démocrates ont repris jeudi une enquête du journal Boston Globe selon laquelle M. Romney aurait menti sur la date à laquelle il a quitté Bain Capital.

Les documents fédéraux officiels produits par le journal du Massachusetts mentionnent qu'il y serait resté trois ans de plus et en possédait toujours 100 % des actions en 2002, juste avant de devenir gouverneur de l'État.

Les analystes s'intéressent particulièrement à cette période 1999-2002, car c'est à cette époque qu'ont eu lieu des suppressions d'emplois liées à des rachats d'entreprises par Bain Capital.

Obama défenseur des moins nantis

Candidat à un nouveau mandat de quatre ans, le président Obama a de nouveau appelé le Congrès, en partie dominé par les républicains, à laisser expirer les allègements d'impôts consentis aux plus riches sous l'ancien président George W. Bush, mais de prolonger plutôt ceux destinés aux Américains gagnant moins de 250 000 $ par an.

C'est face à un parterre de 1400 personnes, rassemblées dans le gymnase d'un lycée de Virginia Beach, que Barack Obama est passé à l'offensive ciblant le candidat républicain pour la Maison-Blanche.

Leurs idées pour l'économie sont faciles à résumer. Ils veulent donner cinq milliards de dollars en nouvelles réductions d'impôts, en majorité pour les riches, en plus des cadeaux de Bush.

Barack Obama, président sortant

Virginia Beach est voisine de Norfolk, le plus grand port de guerre des États-Unis.

Quatre autres réunions étaient au programme du président vendredi et samedi, de l'Atlantique aux Appalaches en passant par Richmond et Washington.

Richmond, qui fut la capitale sudiste pendant la guerre de Sécession, compte près de 30 % d'habitants issus des minorités.

Les Hispaniques, qui avaient voté en grand nombre pour M. Obama en 2008, ont vu leur proportion quasiment doubler entre 2000 et 2010.

Barack Obama avait remporté la Virginie et ses 13 votes de « grands électeurs » en 2008, une première pour un candidat démocrate à la Maison-Blanche depuis Lyndon Johnson en 1964.

Les sondages donnent une courte avance aux démocrates en prévision du scrutin de novembre. Une compilation du site spécialisé RealClearPolitics les crédite de 47,5 % des votes en Virginie et 44,5 % en faveur du républicain Mitt Romney.

Barack Obama centre son message sur la défense des classes moyennes comme il l'a déjà fait dans l'Ohio, la Pennsylvanie et l'Iowa.

Le taux de chômage, qui est estimé à 8,2 % à travers tout le pays, n'est que de 5,6 % en Virginie.

Son adversaire républicain table sur le thème de la défense. Il met en avant les coupes automatiques dans le budget militaire prévues début 2013 après le désaccord entre démocrates et républicains sur la façon de réduire le déficit à l'automne dernier.

Les républicains ont attribué à M. Obama la responsabilité de ces coupes.

Dans une lettre ouverte au président publiée vendredi par le journal « The Virginian-Pilot », Mitt Romney a promis s'il était élu, il ne permettrait pas que la « sécurité nationale soit prise en otage afin d'obtenir des concessions politiques ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

International