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Yémen : l'école de police de Sanaa frappée par un attentat-suicide

Des policiers et militaires yéménites récoltent des indices sur le lieu d'un attentat suicide, à Sanaa.
Des policiers et des militaires yéménites mènent l'enquête pour déteminer les circonstances de l'attentat suicide perpétré contre l'école de police de Sanaa. Photo: AFP / MOHAMMED HUWAIS
Radio-Canada

Au moins huit personnes ont trouvé la mort mercredi à Sanaa, victimes d'un attentat-suicide perpétré contre l'école de police de la capitale du Yémen. Une vingtaine de personnes ont également été blessées par l'explosion. Les autorités annoncent avoir arrêté des suspects.

L'explosion a eu lieu au moment où les cadets de la police quittaient l'académie, qui compte quelque 4000 élèves, pour profiter de leur repos hebdomadaire.

La Haute commission de sécurité du pays a publié un communiqué attribuant cette « lâche attaque » aux « terroristes du réseau d'Al-Qaïda » qui auraient fait « 8 tués et 20 blessés ».

Dans un premier temps, la police avait fait état de 20 morts. Ce bilan a ensuite été revu à la baisse par un officier de la police judiciaire qui craignait que celui-ci ne s'alourdisse, plusieurs blessés se trouvant dans un état grave.

Les circonstances de l'attentat sont encore floues. Une source au sein des services de sécurité a indiqué que le kamikaze se trouvait à bord d'une voiture lorsqu'il s'est fait exploser au milieu des étudiants. Des témoins ont pour leur part rapporté qu'il est arrivé à bord d'un taxi et qu'il a actionné son engin explosif devant le portail de la sortie sud de l'académie. Le véhicule a été pulvérisé par l'intensité du souffle de l'explosion.

La Haute commission de sécurité a toutefois identifié le kamikaze. Il s'appellerait Mohamed Ali Nacher al-Ari et aurait « succombé à ses blessures à l'hôpital où il a été transporté alors qu'il était encore en vie, mais amputé de certains de ses membres par l'explosion ».

Une enquête a été ouverte, a ajouté la commission qui promet de continuer « à porter des coups durs aux éléments terroristes ».

Onze suspects ont par ailleurs été arrêtés peu après l'attentat, ont indiqué des sources au sein des services de sécurité.

L'attaque s'est déroulée non loin du lieu d'un autre attentat-suicide, qui avait fait une centaine de morts le 21 mai dernier, où un kamikaze s'était fait exploser au milieu des militaires qui préparaient une parade pour l'anniversaire de l'unification du Yémen.

Cet attentat avait été revendiqué par les Partisans de la charia, nom sous lequel opère Al-Qaïda au Yémen. Les États-Unis considèrent qu'il s'agit de la filiale la plus dangereuse de la nébuleuse islamiste.

Au terme d'une offensive menée pendant un mois par l'armée, les insurgés d'Al-Qaïda ont été chassés à la mi-juin de leurs principaux bastions dans la province d'Abyane, située au sud du pays.

Les islamistes avaient profité de l'affaiblissement du pouvoir de l'ancien président Ali Abdallah Saleh pour renforcer leur emprise dans l'est et le sud du Yémen.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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