•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Gaspésie-Les Îles : la réforme de l'assurance-emploi va pénaliser toute la région

bateau-peche

bateaux pêche

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les élus de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine craignent que la réforme de l'assurance-emploi qui doit entrer en vigueur à l'automne ait des effets très négatifs sur les entreprises et les travailleurs de la région.

Selon les maires, l'obligation d'accepter un emploi à 100 kilomètres du lieu de résidence risque de forcer des travailleurs à quitter la région qui perdra ainsi de l'expertise.

Réalités régionales

Ils soutiennent qu'Ottawa connaît mal les réalités de la région et que la définition d'emploi convenable est mal adaptée au territoire. Le président de la Conférence régionale des élus (CRÉ), Bertrand Berger, croit qu'Ottawa fait fausse route et pénalisera toute la région en modifiant les règles sur le travail saisonnier.

« Il y a 80 % de notre économie qui est basée là-dessus », dit-il.

Si les travailleurs saisonniers doivent s'expatrier pour accepter un emploi moins bien rémunéré, les entreprises vont perdre une main-d'oeuvre déjà formée.

« Comment on va protéger notre expertise dans les domaines des usines... des usines de pêche ou des travailleurs forestiers », souligne le directeur général de la CRÉ, Gilbert Scantland.

Moyens de pression

Du côté de la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, le risque est encore plus grand. Elle craint qu'en s'attaquant aux travailleurs saisonniers, Ottawa va provoquer un appauvrissement collectif.

« Si les travailleurs sont obligés de se déplacer, ils vont déménager et dans les régions comme la nôtre, un des facteurs d'appauvrissement de notre population, c'est l'exode », clame Micheline Pelletier.

La CRÉ a adopté une résolution pour demander à Ottawa de revoir sa réforme. Micheline Pelletier suggère plutôt que la région s'oppose fermement à cette réforme avec des moyens de pression plus significatifs qu'une simple lettre à la poste.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Est du Québec