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Baisse du taux directeur en zone euro

Logo de la BCE

Logo de la BCE (archives)

Photo : AFP / Daniel Roland

Radio-Canada

La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé la diminution, anticipée par les économistes, de son principal taux directeur d'un quart de point à 0,75 %, soit un creux jamais atteint depuis la création de la monnaie unique en Europe.

L'institution de Francfort espère ainsi redonner de l'entrain à l'économie morose de l'Europe en permettant aux banques d'emprunter auprès d'elle à plus faibles coûts, surtout celles qui sont privées du marché interbancaire.

D'après trois instituts, la zone euro devrait être en récession technique, soit deux trimestres consécutifs durant lesquels le PIB recule, au deuxième et troisième trimestre.

À son arrivée à la tête de la BCE, Mario Draghi avait une première fois abaissé le principal taux directeur de l'institution d'un quart de point à 1,25 %, c'était en novembre dernier. Le mois suivant, la banque centrale diminuait de nouveau son taux d'un quart de point.

M. Draghi a indiqué en point de presse que la décision du conseil des gouverneurs de la BCE d'abaisser les taux directeurs a été « unanime ». Selon lui, le coût historiquement bas du crédit dans la zone euro « devrait faire réfléchir les entrepreneurs au fait que les perspectives de leurs décisions d'investissement sont maintenant meilleures ».

Le conseil des gouverneurs de la BCE comprend les gouverneurs des 17 banques centrales des pays de la zone euro et six membres de la direction de banque centrale européenne.

Le principal taux de la BCE, son taux de refinancement, n'est pas le seul à avoir été abaissé d'un quart de point. C'est le cas aussi de son taux de prêt marginal, qui passe de 1,75 % à 1,5 %, et celui de facilité de dépôt qui est maintenant à zéro.

C'est ce dernier taux qui pourrait avoir un effet stimulant sur l'économie, selon l'économiste Hendrix Vachon de Desjardins. « Les institutions financières pourraient être incitées à utiliser leurs réserves excédentaires détenues à la banque centrale pour accorder de nouveaux prêts ou pour acheter des titres financiers, comme des obligations souveraines », écrit-il dans une note économique.

Baisses ailleurs dans le monde

La Banque d'Angleterre et la Banque populaire de Chine ont aussi assoupli leur politique monétaire jeudi. Pour Pékin, c'est une deuxième baisse de ses taux d'intérêt en moins d'un mois.

La déception des marchés

Les places financières en Europe se sont montrées déçues par la réunion des gouverneurs de la BCE. Elles ont replongé en territoire négatif en raison des inquiétudes persistantes sur la crise de la dette en zone euro.

En fait, les bourses avaient déjà anticipé la baisse des taux et enregistré des gains au cours des derniers jours. De plus, le président de la BCE a balayé les espoirs de nouvelles mesures d'intervention, comme le rachat de titres de dette publique.

Les marchés nord-américains affichaient aussi des pertes en début de séance jeudi.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Économie