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Le PRI d'Enrique Peña Nieto reprend les commandes du Mexique

Enrique Pena Nieto
Le nouveau président mexicain Enrique Pena Nieto Photo: AFP / YURI CORTEZ
Radio-Canada

Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) effectue un retour au pouvoir après 12 ans d'absence. Le candidat du PRI, Enrique Peña Nieto, remporte l'élection présidentielle avec 38,1 % des suffrages, soit 7 points devant son plus proche rival du Parti de la révolution démocratique (PRD), Andrés Manuel Lopez Obrador.

J'assume le mandat que les Mexicains m'ont attribué.

Enrique Peña Nieto

Le PRI, qui a dominé la vie politique mexicaine pendant 71 ans avant d'être écarté du pouvoir en 2000 par le Parti d'action nationale (PAN), effectue un retour au pouvoir, selon le comptage préliminaire du scrutin portant sur 97,23 % des votes enregistrés par l'Institut fédéral électoral (IFE).

Le PRI est aussi en avance pour les sièges de députés et de sénateurs. Les résultats définitifs doivent être proclamés mercredi.

Le président de l'IFE a précisé que le taux de participation avait été de 62 %. Près de 80 millions de Mexicains étaient appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président - pour un mandat de 6 ans - ainsi que les deux chambres du Parlement.

Nous sommes une nouvelle génération. Ce n'est pas un retour vers le passé. Il est temps d'avancer du pays que nous sommes vers le Mexique que nous méritons et que nous pouvons être [...] où chaque Mexicain écrit sa réussite.

Enrique Peña Nieto

« Je veux vous féliciter sincèrement, et vous dire aussi que mon gouvernement a l'intention absolue de collaborer avec votre équipe, pour garantir que le changement au pouvoir se fera de manière ordonnée, transparente et efficace », a dit le président sortant, Felipe Calderon, dans une courte allocution retransmise à la radio et à la télévision.

Deux organisations de la communauté mexicaine de Montréal ont manifesté devant le consulat mexicain lundi après-midi pour protester contre l'élection du candidat du PRI à la présidentielle.

Les journaux mexicains relatent la victoire d'Enrique Peña NietoLes journaux mexicains relatent la victoire d'Enrique Pena Nieto Photo : AFP / Ronaldo Schemidt

Lopez Obrador conteste les résultats préliminaires

Bien que le président sortant ait rapidement reconnu la victoire de M. Peña Nieto, M. Lopez Obrador refuse d'en faire autant.

Ce dernier, qui aurait récolté 31,7 % des suffrages, a rejeté lundi comme « frauduleux » le résultat de l'élection présidentielle.

« Nous ne pouvons accepter un résultat frauduleux », a-t-il dit en réponse à une question des journalistes lui demandant s'il allait reconnaître les résultats préliminaires donnés par l'IFE.

« L'élection a été trop sale » a-t-il estimé, affirmant qu'elle avait été « remplie d'irrégularités avant, pendant et après ».

M. Lopez Obrador, accompagné des dirigeants des trois partis de gauche composant sa coalition électorale, a laissé entendre qu'il allait déposer des recours contre le scrutin en raison de supposés achats massifs de votes et le manque d'équité des moyens de communication dans le courant de la campagne électorale.

« Nous allons établir ces éléments et présenter les recours correspondants, mais d'abord participer aux décomptes », a-t-il indiqué.

M. Lopez Obrador avait également refusé de reconnaître sa défaite en 2006 quand Felipe Calderon l'avait coiffé de justesse. L'ancien maire de Mexico avait dénoncé des fraudes électorales et organisé des manifestations qui avaient paralysé la capitale pendant 6 semaines.

De son côté, la candidate gouvernementale, Josefina Vazquez Mota, du Parti action nationale (PAN) a récolté 25,4 % des suffrages exprimés.

Quant à M. Peña Nieto, 45 ans, ancien gouverneur de l'État de Mexico, il soutient représenter une nouvelle mouture du PRI, qui a renoncé à ses vieilles pratiques de corruption et de fraude électorale.

M. Peña Nieto a déclaré, au cours de la campagne électorale, que l'insécurité constituait l'une des principales préoccupations des Mexicains. Il entend ainsi donner une nouvelle tournure à la lutte contre les cartels de la drogue, mise en place par Felipe Calderon en 2006, qui a fait 50 000 morts en 5 ans. Selon le nouveau président mexicain, la lutte de M. Calderon a trop ciblé les grandes opérations et les arrestations spectaculaires au détriment de la lutte contre la criminalité touchant la majorité des citoyens.

La carte des résultats électoraux (Nouvelle fenêtre)

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