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L'ONU incapable de déterminer les responsables du massacre de Houla

Le président de la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie, Paulo Pinheiro, en décembre 2011.

Le président de la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie, Paulo Pinheiro, en décembre 2011.

Photo : AFP / FABRICE COFFRINI

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie, mise sur pied par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, se dit incapable de déterminer qui est responsable du massacre de Houla, qui a fait une centaine de morts le 25 mai dernier.

La commission d'enquête syrienne avait conclu que des terroristes s'en étaient pris aux habitants de la localité parce qu'ils refusaient d'appuyer ou de participer à la contestation contre le régime de Damas.

Mais dans son rapport publié mercredi matin, le président de la commission d'enquête mandatée par l'ONU, Paulo Pinheiro, note que les Syriens n'expliquent pas de quelle façon ils sont arrivés à ces conclusions.

La commission de l'ONU ne peut donc dire avec certitude qui, des forces armées et de leurs milices ou des groupes d'opposition armés ou même de la troisième force, le nom que l'on donne aux extrémistes qui opèrent en Syrie, est responsable du massacre.

Paulo Pinheiro estime cependant que « les forces loyales au gouvernement peuvent avoir été responsables d'un grand nombre des morts », tout en promettant de poursuivre son enquête.

La Syrie dégénère en un « conflit armé non international »

Le rapport, qui couvre la période allant de février à juin, conclut également que la situation en Syrie s'est détériorée rapidement depuis trois mois, que la violence s'est radicalisée et que, dans certaines régions, les combats ont toutes les caractéristiques d'un « conflit armé non international ».

Les experts onusiens mentionnent que non seulement les forces gouvernementales et les milices affiliées sont coupables d'exécutions, de torture, d'arrestations et de détention arbitraire, mais que les opposants armés sont coupables des mêmes tactiques.

Le rapport dénonce aussi « une nouvelle escalade de la violence » depuis mai dernier, malgré la présence des 300 observateurs internationaux chargés de surveiller le cessez-le-feu prévu dans le plan de paix du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

« La situation des droits de l'homme en Syrie s'est détériorée rapidement. De flagrantes violations des droits de l'homme ont lieu dans un contexte de combats de plus en plus militarisés. »

— Une citation de  Extrait du rapport

Les enquêteurs affirment que les actes de torture et les violences sexuelles commises sur des hommes, femmes et enfants se poursuivent, tant par les forces gouvernementales que par les opposants armés. Le rapport évoque également une multiplication de la « violence sectaire ».

« Alors qu'auparavant les victimes étaient ciblées selon qu'elles étaient pro ou antigouvernementales, la commission d'enquête a enregistré un nombre croissant d'incidents où les victimes semblent avoir été prises pour cible en raison de leur appartenance religieuse », soulignent les experts.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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