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Richard Dober fils

Richard Dober fils

Photo : CanoeKayak Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le bassin olympique de l'île Notre-Dame, à Montréal, a été le théâtre d'une grande course dimanche matin, un duel qui a cependant mis fin aux espoirs de Richard Dober fils de participer à ses troisièmes Jeux olympiques.

Mark de Jonge, d'Halifax, a enregistré le temps le plus rapide de l'histoire du K-1 200 m pour devancer le Trifluvien dans le second affrontement des deuxièmes sélections nationales de canoë-kayak de vitesse.

Déjà vainqueur de la première finale, samedi, Jonge a du coup remporté le deux de trois qui l'opposait à Dober et a mis la main sur le dernier laissez-passer disponible pour les kayakistes et canoéistes canadiens en vue des Jeux olympiques de Londres.

Il se joint ainsi à Ryan Cochrane (K-2), Émilie Fournel (K-1), Hugues Fournel (K-2), Jason McCoombs (C-1 200 m), Mark Oldershaw (C-1 1000 m) et Adam van Koeverden (K-1 1000 m), déjà sélectionnés.

De Jonge, qui a qualifié le pays au K-1 200 m pour Londres grâce à son 6e rang aux derniers mondiaux, avait battu le Québécois de 837 millièmes de seconde samedi. Dimanche, il l'a devancé de 565 millièmes, avec un chrono de 33,804 s. L'ancienne marque de référence était de 33,980 s.

« Je voulais faire mon meilleur temps, a raconté Dober, dont le chrono a été de 34,369 s. Je n'étais jamais descendu sous les 35 secondes. Je n'ai pas gagné, mais je me suis dépassé. Je retire juste de la satisfaction. »

Le résident de Trois-Rivières a tenté une remontée à la fin, mais en vain.

« Je me suis toujours dit que j'étais le spécialiste du 250 m, malheureusement, ça n'existe pas », a-t-il blagué.

« Je pense que j'ai exécuté une course pas mal proche de la perfection, a-t-il analysé. J'étais cuit à la fin, je n'aurais pas pu aller plus fort. »

Possibilité de médaille

Évidemment déçu de ne pas s'envoler vers la capitale britannique cet été, Dober a eu de bons mots pour Jonge.

« Mark est dans le processus olympique depuis 2004. Il n'a pas été chanceux lors des deux derniers Jeux, mais là c'est sa chance. Je suis convaincu qu'il va être impressionnant à Londres. »

Le Néo-Écossais, qui s'était fracturé un doigt de la main gauche en avril et n'avait pas pu participer aux premières sélections nationales et aux Coupes du monde en mai, a à tout le moins été étonnant dimanche et devient un espoir de médaille cet été.

« C'est un bon gars, il travaille fort et est respectueux. Ce serait le fun qu'il ait une médaille, ce serait bon pour notre sport », a ajouté le Québécois, qui a visiblement beaucoup d'estime pour son compatriote.

Quant à Dober, 9e du K-4 1000 m et 16e au K-2 500 m à Athènes, puis 6e en K-2 500 m à Pékin, il doit faire le deuil d'une troisième participation au plus grand rendez-vous sportif de la planète.

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