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Des médecins plaident pour le casque obligatoire chez les jeunes cyclistes

Un enfant et son vélo à l'école

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des médecins de quatre hôpitaux universitaires demandent au gouvernement du Québec d'adopter un règlement qui rendrait le port du casque à vélo obligatoire chez les moins de 18 ans.

Ces spécialistes de l'Hôpital Sainte-Justine, de l'Hôpital de Montréal pour enfants et des centres hospitaliers universitaires de Sherbrooke et de Québec soutiennent que la mesure permettrait de réduire les accidents graves et mortels à vélo. Ils doivent rencontrer sous peu le ministère des Transports pour discuter d'un amendement à la Loi sur la sécurité routière.

Selon les médecins du groupe, les accidents à vélo sont la troisième cause de blessures chez les enfants de 10 à 14 ans. De plus, ajoutent-ils, chaque lésion cérébrale coûte plus de 400 000 $ pour le système de santé lorsqu'il y a traumatisme. Certaines lésions peuvent même être permanentes, font-ils valoir.

Ils soulignent que le crâne humain a une épaisseur de 1 cm et peut être fracassé par un impact se produisant de 7 à 10 km/h, alors que les cyclistes roulent à des vitesses allant de 10 à 16 km/h. Un casque correctement ajusté peut ainsi éviter à la tête d'absorber la force de l'impact et réduire jusqu'à 85 % les risques de traumatisme crânien et cérébral grave.

Les médecins ajoutent que les jeunes enfants sont notamment plus exposés aux chutes en raison de leurs habiletés motrices en plein développement, de leur manque de compréhension des risques présentés par la circulation et de leur centre de gravité élevé, qui rend le maintien de l'équilibre plus difficile.

Le directeur du département de pédiatrie de l'Université de Montréal et président de la Société canadienne de pédiatrie, le Dr Jean-Yves Frappier, indique que les cyclistes qui portent un casque ne meurent que très rarement, subissent des accidents graves moins souvent et n'ont habituellement pas de traumatismes crâniens.

Le Dr Claude Cyr, du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, affirme pour sa part que le port obligatoire du casque a réduit de 25 % le nombre de décès en vélo dans les régions qui ont adopté le règlement, sans diminuer le nombre de cyclistes sur la route.

Vélo-Québec s'oppose au règlement

La présidente et directrice générale de l'organisme Vélo-Québec, Suzanne Lareau, soutient qu'il y a de nombreuses autres mesures à prendre pour améliorer la sécurité des cyclistes. Bien qu'elle appuie sans réserve le port du casque, elle estime que ce n'est pas à l'État de le rendre obligatoire, mais aux parents de faire leur travail auprès des enfants.

Six provinces canadiennes ont adopté des lois concernant le port du casque à vélo. Il est obligatoire à tout âge en Colombie-Britannique, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard, et jusqu'à 18 ans en Alberta et en Ontario.

Au Québec, de 20 % à 40 % des enfants et adolescents portent un casque en vélo, un taux qui varie en fonction des villes et des milieux sociaux-économiques.

La municipalité de Sherbrooke, qui a imposé le port du casque aux mineurs en mars 2011, a vu le nombre de traumatismes crâniens passer de 39 à 15 après l'adoption de ce règlement.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) rapporte que les cyclistes représentent 10 % de l'ensemble des victimes d'accidents mortels sur la route, avec quatre décès en 2011.

Avec les informations de La Presse canadienne

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