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Pauline Marois dresse son bilan de la session parlementaire, le 15 juin 2012.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Après l'avoir porté pendant des mois pour soutenir le mouvement étudiant, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, troque le carré rouge pour la fleur de lys. Un geste qui n'offense aucunement les leaders étudiants, mais qui a été tourné en ridicule par le premier ministre Jean Charest.

« Je ne porterai plus le carré rouge. Je vais continuer de porter la cause étudiante cependant », a affirmé la chef de l'opposition, mercredi, lors d'une entrevue accordée à une station de radio montréalaise.

« Je l'ai porté à l'Assemblée nationale tous les jours que nous avons siégé pour très clairement dire que nous étions d'accord », a-t-elle ajouté.

Mardi, le Parti québécois a mis en ligne sur son site web un message de Pauline Marois. Dans la vidéo, elle n'arbore pas le carré rouge, mais plutôt une fleur de lys.

Cet abandon du carré rouge n'est pas imposé à l'ensemble des députés. Ces derniers peuvent continuer de porter le symbole de la lutte étudiante contre la hausse des droits de scolarité, même si la formation politique semble vouloir tourner la page en vue des prochaines élections générales.

« Nous supportons la cause étudiante, on va continuer de la supporter. Mais à quelques semaines des élections, je crois qu'il est sage de s'ouvrir à tous les enjeux qui concernent le Québec », a affirmé Bertrand St-Arnaud, leader parlementaire adjoint du Parti québécois.

Marois est hypocrite, martèle Charest

Le premier ministre Jean Charest, qui est à Rio pour assister à la Conférence des Nations unies sur le développement durable, a pour sa part ridiculisé la décision de Pauline Marois d'abandonner le port du carré rouge.

Si elle ne porte pas le carré rouge, franchement, elle gagne un championnat d'hypocrisie.

Jean Charest

« Après avoir porté le carré rouge, après avoir pris dix positions différentes sur la question du financement des universités et des droits de scolarité, ben là, au moment où se posent les questions les plus difficiles, Mme Marois enlève le carré rouge. Les Québécois jugent assez sévèrement ce genre hypocrisie en politique », a ajouté le premier ministre.

Une décision qui n'ébranle pas les étudiants

Pour la présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ,) Éliane Laberge, « être contre la hausse des droits de scolarité ce n'est pas seulement porter un bout de feutrine. C'est plus que ça ».

Derrière le symbole, il y a une idée et une opinion. Qu'on enlève le symbole ou pas, l'opinion reste.

Éliane Laberge

La porte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, ne se formalise pas non plus de l'abandon du carré rouge par la chef de l'opposition. « Qu'elle arbore le carré rouge ou non, ça nous importe peu. Ce qu'on veut, ce sont des changements concrets. Et en ce moment, le premier ministre, c'est M. Charest. Et c'est lui qui doit faire ces changements », a-t-elle dit.

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