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Alliance souverainiste : Québec solidaire demeure ouvert, mais pose ses conditions

Photo : La Presse canadienne / JACQUES BOISSINOT

Radio-Canada

Québec solidaire s'est montré ouvert à l'idée d'une union « ponctuelle et limitée » des partis souverainistes, à condition qu'ils respectent quelques grandes lignes de son programme politique.

La semaine dernière, le dramaturge Dominic Champagne, le cinéaste Hugo Latulippe et d'autres personnalités publiques ont lancé une pétition exhortant Québec solidaire, le Parti québécois, Option nationale et les députés indépendants de conclure une alliance électorale au plus vite pour défaire le gouvernement de Jean Charest.

Disant « entendre cet appel » et vouloir y répondre « avec ouverture », la présidente et porte-parole du parti, Françoise David, estime néanmoins que Québec solidaire « correspond le mieux et véhicule le plus complètement les aspirations du printemps québécois ».

Dans un communiqué envoyé mercredi, Québec solidaire se dit toutefois ouvert à une collaboration « ponctuelle et limitée » avec les partis et les indépendants souverainistes, du moment qu'ils respectent plusieurs conditions.

Parmi celles-ci : les partis doivent s'engager à transformer le mode de scrutin en proportionnelle, abroger la loi spéciale 78, geler les droits de scolarité, procéder à la refonte en profondeur de la loi sur les mines, et respecter les lois sur le financement des partis politiques.

Pour préparer l'alliance, Québec solidaire accepterait de rencontrer, à l'appel des pétitionnaires, l'ex-président de la Centrale des syndicats du Québec, Réjean Parent, qui agirait à titre de médiateur.

Dans le communiqué, Françoise David rejette toutefois catégoriquement une alliance en bonne et due forme avec le Parti québécois (PQ). « Il n'est pas question de constituer un front uni avec l'objectif de gouverner avec le Parti québécois », indique-t-elle, ajoutant que les positions du PQ, notamment sur le conflit étudiant, l'avaient « profondément déçue ».

Interrogée la semaine dernière au sujet de la pétition, la chef du PQ, Pauline Marois, ne s'était guère montrée plus ouverte à l'idée d'une union. « Le Parti québécois est déjà en soi une coalition », a-t-elle affirmé, ajoutant que le parti était « souverainiste et progressiste » et qu'il avait « de la place pour tout le monde ».

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