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Les défis de la tablette Surface de Microsoft

Tablettes Surface de Microsoft

Tablettes Surface de Microsoft

Photo : AFP / Joe Klamar

Radio-Canada

À l'automne, la nouvelle tablette électronique de Microsoft, Surface, dévoilée plus tôt cette semaine, sera commercialisée pour concurrencer entre autres l'iPad d'Apple qui domine le marché. Des analystes estiment qu'il s'agit d'une stratégie risquée, mais nécessaire.

Le prix de l'appareil qui comprend notamment un clavier en plus d'un écran tactile devrait être comparable aux produits similaires, a souligné Microsoft, sans donner plus de détails. Deux modèles seront offerts; l'un avec les mêmes dimensions de l'iPad pour concurrencer la tablette d'Apple et l'autre un peu plus épais pour concurrencer les ordinateurs portables les plus légers.

« Le marché estime de façon générale que le pari est risqué et que de s'attaquer à Apple, qui a presque 50 % du marché des tablettes numériques, est quelque chose qui, en soi, est inévitable pour Microsoft », a expliqué le professeur en gestion Vincent Sabourin de l'Université du Québec à Montréal en entrevue à Classe économique à la Première Chaîne.

L'an passé, Apple a vendu 40,5 millions d'iPad dans le monde, soit 62 % de parts de marché, selon IHS iSuppli.

Ce nouveau produit vient changer le modèle d'affaires de Microsoft qui était principalement basé sur l'édition de logiciel pour des appareils commercialisés par d'autres entreprises. En devenant fabricant de tablettes électroniques, Microsoft entre en concurrence avec certains de ses partenaires, comme Samsung qui produit la tablette Galaxy Tab.

C'est davantage une stratégie défensive pour continuer à vendre des logiciels.

Vincent Sabourin, professeur à l'UQAM

L'analyste Rob Enderle du Enderle Group décèle dans le discours de Microsoft une volonté de ne plus dépendre de ses partenaires pour développer ses produits. Il ajoute que c'est le moment pour le géant informatique de montrer qu'il a appris de ses échecs, notamment celui du lecteur de MP3 Zune, qui devait concurrencer l'iPod d'Apple. « Avec les ressources qu'il faut, cela peut marcher cette fois », avance M. Enderle.

L'action de Microsoft progressait de près de 3 % au NASDAQ mardi à 30,70 $.

Avec les informations de Le Monde, Reuters, Agence France-Presse, et Bloomberg

Économie