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Moncton encouragera le bilinguisme dans l'affichage commercial

Affichage en anglais
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le conseil municipal de Moncton, au Nouveau-Brunswick, mise sur la sensibilisation au bilinguisme pour encourager les commerçants à s'afficher dans les deux langues officielles, au lieu d'adopter une règlementation.

Les conseillers municipaux ont adopté un plan d'action en la matière lors de la réunion publique du conseil, lundi soir.

Le conseiller Brian Hicks affirme que la Municipalité doit laisser les entreprises décider elles-mêmes de s'afficher dans les deux langues ou non.

Son homologue Merrill Henderson précise que la Municipalité offrira des enseignes gratuites et de l'information aux commerçants qui le demanderont. Il ajoute que l'affichage bilingue dans la ville est strictement volontaire.

L'homme d'affaires Larry Nelson, président d'une société concessionnaire automobile et d'un magasin Lounsbury, est membre du comité qui a préparé le plan d'action. Il souligne qu'il est un anglophone de Moncton et que la question du bilinguisme le passionne.

Larry Nelson affirme qu'il vend plus de voitures et de meubles en offrant des services dans les deux langues. Selon lui, le bilinguisme est positif pour les affaires.

Une démarche jugée timide

Serge Roussel, professeur de droit à l'Université de Moncton, estime que la Municipalité ne va pas assez loin et que la voie de la réglementation serait plus efficace.

« C'est très triste, premièrement, de voir une municipalité qui va fêter ses dix ans de bilinguisme et qui n'est pas capable encore de mettre ses culottes. On parle d'une méthode douce. Bien, cette méthode douce, ça veut dire quoi? Ça fait combien d'années? Quand on dit que seulement 4 % des commerçants sont capables d'indiquer open/ouvert dans les deux langues, je pense que la méthode douce ne suffit pas », fait valoir Serge Roussel.

À l'heure actuelle, dans le centre-ville, 4 % des commerces ont des affiches indiquant dans les deux langues qu'ils sont ouverts ou fermés, et 10 % en ont une qui donne leurs heures d'ouverture en français et en anglais.

Toujours au centre-ville, 22 % des commerces présentent dans leur affichage extérieur une description bilingue. La Municipalité espère voir ce taux augmenter à 30 % d'ici cinq ans.

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