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Des réfugiés plaident pour recevoir des soins de santé

Manifestation à Ottawa contre la décision du gouvernement fédéral de limiter l'accès aux soins de santé des demandeurs d'asile.

Radio-Canada

Des professionnels de la santé d'un peu partout au Canada se mobilisent contre l'intention du gouvernement fédéral de limiter l'accès aux soins de santé des demandeurs d'asile.

Dès le 1er juillet, les réfugiés n'auront plus accès gratuitement au Programme fédéral de santé intérimaire, ce qui inclut les soins dentaires, les examens de la vue et les médicaments jugés non urgents.

« Nous croyons qu'il n'est pas juste ou équitable de donner aux réfugiés l'assurance de santé supplémentaire qui n'est pas reçue habituellement par les contribuables canadiens », explique le ministre fédéral de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney.

Pour Ottawa, cette mesure représente une économie de 100 millions de dollars sur cinq ans, mais selon les groupes de médecins, le gouvernement fait fausse route et met en péril la santé des réfugiés.

« On n'arrive pas à comprendre comment ça va nous faire sauver de l'argent parce qu'on sait qu'un soin préventif, c'est beaucoup moins cher qu'un soin dans les salles d'urgence et particulièrement un soin d'hospitalisation », soutient la Dre Tobey Audcent, du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario.

Le député néo-démocrate dans Rosemont-La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, abonde dans le même sens. « C'est des économies de bouts de chandelle qui vont être faites sur la santé des familles et des enfants. On est capable de soigner ces gens-là. On est capable de leur fournir des médicaments s'ils en ont besoin », affirme-t-il.

Tant les professionnels de la santé, les groupes d'aide aux réfugiés que les groupes sociaux demandent au gouvernement conservateur de faire marche arrière. Et ils promettent surtout d'organiser d'autres manifestations tant qu'Ottawa ne changera pas son fusil d'épaule.

D'après un reportage de Daniel Thibeault

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