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La comparution d'un professeur de l'UQO arrêté pendant la crise étudiante est reportée

La présidente du syndicat des professeurs de l'UQO, Louise Briand, dénonce l'arrestation de Thibault Martin.
La présidente du syndicat des professeurs de l'UQO, Louise Briand, dénonce l'arrestation de Thibault Martin. Photo: Patrick Pilon
Radio-Canada

Le professeur de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), arrêté le 17 avril lors des manifestations étudiantes, devra comparaître au palais de justice de Gatineau à une date ultérieure.

Thibault Martin fait face à un chef d'accusation d'entrave au travail des policiers.

Il s'est présenté, lundi matin, comme prévu. Mais selon son avocat, la Couronne n'est pas prête à se présenter devant les tribunaux.

Aucune date n'a encore été fixée pour la comparution.

Une trentaine de représentants d'un groupe de soutien étaient toutefois présents pour dénoncer cette arrestation.

Selon la présidente du syndicat des professeurs de l'UQO, Louise Briand, environ 2500 personnes ont manifesté leur appui à Thibault Martin, incluant des chercheurs, des universitaires, des citoyens et des étudiants.

Ils demandent des excuses de la part de l'UQO et exigent que les accusations soient levées puisque, selon eux, elles sont injustifiées.

Le professeur Thibault Martin de l'Université du Québec en Outaouais.Le professeur Thibault Martin de l'Université du Québec en Outaouais.

Louise Briand estime de plus que la situation peut nuire à la carrière de Thibault Martin.

«  Le lendemain de son arrestation, il se présentait à Montréal pour une conférence importante. Et les gens ne le présentaient plus comme un chercheur, mais plutôt comme le gars qui s'était fait arrêter la veille et qui était sorti de prison à temps pour pouvoir présenter sa conférence  », rapporte Louise Briand..

Selon Louise Briand, l'incident a provoqué des fractures entre le corps professoral et la direction de l'UQO. Ces tensions restent présentes et pourraient même freiner le fonctionnement et le développement de l'établissement.

À l'interne, ces tensions sont très, très vivantes. Des professeurs qui ont des projets de développement de programmes, on peut voir que chez certains, cet élan-là est pour le moment refroidi.

Louise Briand, présidente du syndicat des professeurs de l'UQO

Louise Briand continue de réclamer la démission du recteur de l'UQO, Jean Vaillancourt.

D'autres professeurs estiment toutefois qu'une telle démission n'y changerait rien. Il devrait plutôt y avoir un dialogue entre les parties, afin d'apaiser les tensions.

La direction de l'UQO refuse de commenter pour l'instant.

Plus d'une centaine d'étudiants s'étaient rués à l'arrière du pavillon Taché après qu'un professeur eut été arrêté (archives).Plus d'une centaine d'étudiants s'étaient rués à l'arrière du pavillon Taché après qu'un professeur eut été arrêté. (archives) Photo : Patrick Pilon

Le 17 avril, la police avait arrêté Thibault Martin, alors que des étudiants manifestaient au pavillon Alexandre-Taché afin d'empêcher la reprise des cours, comme l'exigeait une injonction.

La direction de l'UQO avait alors demandé l'intervention des agents à l'intérieur du bâtiment.

Thibault Martin avait été arrêté dans les corridors du pavillon, sous l'oeil de ses collègues et d'étudiants.

En guise de protestation, des étudiants avaient tenté de bloquer le véhicule policier dans lequel le professeur se trouvait. Ils ont ensuite organisé une chaîne humaine et occupé les lieux pour bloquer l'accès à l'UQO.

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