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Violences religieuses : l'ONU évacue son personnel dans l'ouest birman

Des Birmans manifestent dans la province de Rakhine après que le président eut déclaré l'état d'urgence en réaction aux violences religieuses.

Des Birmans manifestent dans la province de Rakhine après que le président eut déclaré l'état d'urgence en réaction aux violences religieuses.

Photo : AFP / Ye Aung Thu

Radio-Canada

L'Organisation des Nations unies a commencé lundi à évacuer son personnel des zones touchées par les violences religieuses dans l'ouest de la Birmanie, « en raison de l'insécurité et des troubles », a annoncé un représentant de l'ONU, Ashok Nigam.

Sur une base volontaire, une quarantaine d'employés et leur famille, soit « la majeure partie du personnel international », sont en train de quitter Maungdaw, où des affrontements entre bouddhistes et membres de la communauté bangladaise musulmane ont fait au moins sept morts et 17 blessés, selon la presse officielle.

Le personnel évacué doit se rendre d'abord à Sittwe, la capitale de l'État de Rakhine, puis la majorité des travailleurs s'envoleront vers Rangoon. Il s'agit d'une évacuation « temporaire » et « ils pourront y retourner quand les choses s'amélioreront », a précisé Ashok Nigam.

Cette décision de l'ONU a été prise en réaction aux violences religieuses qui ont éclaté vendredi à Maungdaw et qui se sont poursuivies samedi et dimanche, les plus graves depuis l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement civil l'an dernier.

Ces affrontements faisaient suite au lynchage de 10 membres de la communauté musulmane par une centaine de bouddhistes, dans le sud de l'État de Rakhine, le 3 juin dernier. Ces derniers disaient avoir réagi eux-mêmes au viol d'une jeune bouddhiste par trois musulmans présumés.

Dimanche soir, le président du Myanmar, Thein Sein, a décrété l'état d'urgence dans la région et a appelé « la population, les partis politiques, les dirigeants religieux et la presse à se joindre au gouvernement [...] pour contribuer à rétablir la paix, la stabilité et empêcher une nouvelle escalade de la violence ».

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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