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Découverte de la plus ancienne perle fine au monde

La perle fine d'Umm al-Quwain 2 (E.A.U.), datée de 7500 ans, était associée au squelette n°4 de la nécropole.

La perle fine d'Umm al-Quwain 2 (E.A.U.), datée de 7500 ans, était associée au squelette n°4 de la nécropole.

Photo : CNRS/Ken Walton

Radio-Canada

La plus ancienne perle fine de l'histoire de l'humanité, vieille d'environ 7500 ans, a été découverte sur un site néolithique des Émirats arabes unis.

Cette découverte a été rendue publique par le Centre national français de la recherche scientifique (CNRS), jeudi.

La perle découverte sur le site de l'habitat côtier d'Umm al-Quwain 2, aux Émirats arabes unis, est datée par carbone 14 d'environ 5500 ans avant notre ère. « Il s'agit donc de la plus ancienne perle fine archéologique connue actuellement en Arabie, mais aussi au monde », souligne le CNRS.

« Jusque-là, les gemmologues avaient popularisé l'idée que la plus vieille des perles fines (datée de 3000 ans avant notre ère) provenait d'un site préhistorique japonais », peut-on lire dans le communiqué du CNRS. Or, la nouvelle découverte atteste que les perles fines étaient déjà collectées 2500 ans plus tôt dans cette aire géographique, pour leur valeur esthétique, voire à des fins rituelles.

Selon les chercheurs du CNRS, ces résultats et de précédentes découvertes de perles fines sur le littoral de l'Arabie du sud-est attestent donc que la plus ancienne pratique de pêche perlière s'est déroulée dans cette région du monde.

Les perles fines occupaient une place particulière dans les rites funéraires. Ainsi, la perle retrouvée, non percée, était déposée dans la sépulture d'un individu dans la nécropole d'Umm al Quwain 2. Dans d'autres nécropoles, les perles étaient placées sur le visage du défunt, notamment au-dessus de sa lèvre supérieure.

Centre national français de la recherche scientifique (CNRS)

La totalité des perles néolithiques retrouvées aux Émirats arabes unis (101 au total) est issue de la grande huître perlière Pinctada margaritifera et de la Pinctada radiata, la dernière étant beaucoup plus petite, plus facile à collecter et offrant des perles de plus grande qualité. Le CNRS précise qu'elles ont été collectées au prix d'une « pêche difficile et dangereuse ». Après coup, les perles fines étaient triées, et les formes sphériques étaient privilégiées.

« Souvent blanches, opaques et mates du fait de leur altération, certaines sont pourtant remarquablement conservées, avec des tons blancs, roses, orangés, brunâtres et possèdent encore leur lustre d'origine », explique le CNRS.

Quant au nacre des huîtres, elle constituait de son côté une ressource capitale dans l'économie des sociétés néolithiques locales, « puisque c'est à partir des grandes valves de P. margaritifera qu'étaient produits les hameçons, destinés à capturer toute une gamme de poissons, jusqu'aux plus grands (thons ou requins) ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et CNRS

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