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Uranium : l'opposition se fait entendre à Mistissini

La communauté crie de Mistissini s'oppose vigoureusement au projet de mine d'uranium dans le Nord-du-Québec.

La communauté crie de Mistissini s'oppose vigoureusement au projet de mine d'uranium dans le Nord-du-Québec.

Photo : Claude Bouchard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.


La communauté crie de Mistissini a profité des audiences publiques de la Commission canadienne de sûreté nucléaire pour exprimer clairement son opposition au projet d'exploration d'uranium de l'entreprise Strateco, dans le Nord-du-Québec.

La communauté crie de Mistissini s'oppose vigoureusement au projet d'exploration d'uranium dans le Nord-du-Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La communauté crie de Mistissini s'oppose vigoureusement au projet de mine d'uranium dans le Nord-du-Québec.

Photo : Claude Bouchard

En décembre dernier, le Conseil de bande de Mistissini et l'entreprise Strateco avaient conclu un accord pour faciliter la communication et l'échange d'information entre eux. Selon le chef de Mistissini, Richard Shecapio, cette entente était l'occasion rêvée pour Strateco de convaincre les Cris d'appuyer le projet Matoush. Il affirme toutefois que depuis son arrivée dans la région, en 2006, l'entreprise n'a toujours pas réussi à atteindre l'acceptabilité sociale.

L'autobus du groupe Sept-Îles sans uraniumAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'autobus du groupe Sept-Îles sans uranium

Photo : Claude Bouchard

Le groupe Sept-Îles sans uranium, qui s'oppose à l'exploration et à l'exploitation d'uranium au Québec, a lui aussi dénoncé le projet lors des audiences publiques.

Même si les audiences ne portent que sur la demande de permis d'exploration de Strateco, Sept-Îles sans uranium redoute la naissance d'une mine. Le projet Matoush est le plus avancé dans sa catégorie et c'est celui qui a le plus de chance d'aboutir.

« Il faut que les citoyens puissent se prononcer sur la question "Est-ce qu'on veut que le Québec devienne une province productrice d'uranium?" », explique le porte-parole de Sept-Îles sans uranium, Marc Fafard. « Mais jusqu'à maintenant, il n'y a eu aucune vérification de l'acceptabilité sociale », déplore-t-il.

Sans danger

Pourtant, des experts de la Commission canadienne de sûreté nucléaire recommandent aux commissaires d'accorder le permis d'exploration à Strateco.

Le projet de mine d'uranium Matoush, de l'entreprise montréalaise StratecoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le projet de mine d'uranium Matoush, de l'entreprise montréalaise Strateco

Photo : Claude Bouchard

Selon la Dre Patsy Thompson, rien ne laisse présager un danger pour la santé des travailleurs, pour les animaux ou pour la contamination des cours d'eau : « Dans toutes les études qui ont été faites pour la demande de permis d'exploration du projet Matoush, on ne voit pas d'augmentation considérable de la quantité d'uranium dans l'environnement. »

Strateco soutient elle aussi que ses activités sont sans danger. Tous les employés sur le site portent en permanence un petit appareil qui mesure les radiations auxquelles ils sont exposés. Tous les trois mois, ces appareils sont envoyés à Santé Canada.

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