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Les subventions plafonnent à l'AMA

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Photo : La Presse canadienne / AP/Lefteris Pitarakis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La situation financière de l'Agence mondiale antidopage (AMA), dont le siège social est à Montréal, est telle que l'organisme n'est plus en mesure de remplir adéquatement son mandat.

Selon ce que rapporte le quotidien The Globe and Mail dans son édition de jeudi, l'AMA est non seulement incapable d'analyser tous les échantillons recueillis auprès des athlètes, mais elle devra sans doute réduire son personnel pour faire face aux compressions qui s'annoncent.

Un porte-parole de l'AMA a toutefois voulu rectifier le tir en entrevue à Radio-Canada Sports.

« Malgré un gel de ses fonds l'an dernier et cette année, l'AMA ne manque pas d'argent pour assurer son bon fonctionnement, a précisé Terence O'Rorke. Pour l'instant, il n'y a aucun impact majeur sur les tests effectués, même si l'équipe de l'agence aux Jeux de Londres sera légèrement réduite par rapport à Pékin. »

Si l'agence se veut rassurante, elle refuse aussi de faire l'autruche. L'AMA devra convaincre les instances gouvernementales mondiales de hausser leurs contributions dans les années à venir, sans quoi elle devra laisser tomber certains projets de recherche.

« Pour l'instant, nous n'en sommes pas là », a soutenu le porte-parole.

La moitié du budget de 27 millions de dollars de l'AMA provient de subventions versées sur une base volontaire par les pays qui adhèrent à sa mission de dépistage des produits dopants et de traque des tricheurs. L'autre moitié est une contribution du CIO.

Les sommes ainsi reçues peuvent varier de 450 $ par année à plus d'un 1 900 000 $ dans le cas des États-Unis. La contribution du Canada en 2011 s'élevait à 1 million.

Les conditions économiques difficiles ont fait en sorte que plusieurs pays ont soit réduit, soit carrément éliminé la part qu'ils donnaient à l'agence. Et cette dernière n'a pas le pouvoir d'exiger quoi que ce soit des pays donateurs.

Le résultat direct se traduit par un manque de fonds qui empêche l'AMA de remplir sa mission. Ainsi, en 2010, plus de 285 000 échantillons ont été prélevés, mais seulement 36 cas de dopage ont été révélés faute de pouvoir effectuer davantage d'analyses.

La situation inquiète le directeur général de l'AMA, David Howman. Il craint que le monde du sport perde du terrain face aux tricheurs.

Il cite notamment le recours aux microdoses, qui rendent la détection des produits interdits encore plus difficile

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