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Bas-Saint-Laurent : l'élyme des sables pour freiner l'érosion des berges

Plants d'élyme des sables
Plants d'élyme des sables

Une plante indigène nommée élyme des sables, aussi appelée seigle de mer, pourrait aider à contrer l'érosion des berges.

Une expérience prometteuse suit son cours à Sainte-Flavie, où les traces des grandes marées de décembre 2010 sont encore bien visibles.

Pour consolider sa « halte routière aux oiseaux », la municipalité de Sainte-Flavie participe à un projet-pilote.

Il a plusieurs endroits qui ne sont pas encore enrochés, qui pourraient utiliser ce genre de protection.

Damien Ruest, maire de Sainte-Flavie

Le comité ZIP du Sud-de-l'Estuaire dirige le projet. Mardi et mercredi, des bénévoles vont mettre en terre des rosiers sauvages et 4000 plants d'élyme des sables.

« On a remis artificiellement du sable sur la plage », explique le responsable Étienne Bachand. « Ce qu'on veut, c'est que la mer finalement vienne en chercher une partie qu'elle va redistribuer un petit peu plus bas sur la plage. »

Le maire de Sainte-Flavie, Damien Ruest, ajoute qu'une telle solution ne peut pas être systématiquement utilisée partout. « C'est sûr qu'il y a des places où on ne peut pas empêcher le béton, dit-il, parce que quand les gens n'ont pas de marge de terrain assez large, oublions l'ensablement. Aux endroits où on a des terrains assez larges pour y travailler, bien c'est l'idéal. »

L'élyme des sables est très résistante aux intempéries. Les plants contribuent à retenir le terrain et à stabiliser les berges du Saint-Laurent de façon naturelle.

Expérience semblable à Mitis

Il ne s'agit pas du premier essai du genre. Un test réalisé l'an dernier au confluent du fleuve et de la rivière Mitis s'est avéré plutôt concluant.

En terme de machinerie, en terme de main-d'oeuvre et tout ça, de planter des plantes comme ça c'est nettement plus écolo que de faire apporter d'immenses pierres des carrières.

Alexander Reford, directeur général des Jardins de Métis

Ces plants ont été cultivés dans les serres des Jardins de Métis, qui en a fait pousser plus de 10 000 jusqu'ici. « On voit bien que c'est une plante qui donne des racines assez remarquables et qui agit pour stabiliser les sols », affirme le directeur général des Jardins de Métis, Alexander Reford. « Ceci dit, ceux qui sont plus exposés au vent puis aux vagues ont moins bien résisté que ceux qui sont plus protégés. Alors, on va regarder qu'est-ce qu'on fait dans les zones qui sont plutôt cicatrisées ou plus exposées », ajoute-t-il.

Ce sont des techniques qui sont moins couteuses aussi. On parle de végétaux puis de sable qui sont plus abordables que des enrochements.

Étienne Bachand, responsable du comité ZIP du Sud-de-l'Estuaire

Il est toutefois difficile de prévoir à quelle fréquence il faudra rajouter du sable en raison de l'érosion.

Tout le monde peut planter de l'élyme des sables, alors que pour procéder à des travaux de remblai d'ensablage en bordure du fleuve, les citoyens comme les municipalités doivent obtenir l'approbation du ministère de l'Environnement.

D'après le reportage de Luc Tremblay

Est du Québec

Environnement