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L'Église tend la main aux présumées victimes du père Camille Léger

Radio-Canada

L'archidiocèse de Moncton, au Nouveau-Brunswick, offrira un dédommagement aux présumées victimes d'agressions sexuelles commises par le père Camille Léger, dans la région de Cap-Pelé.

L'histoire de ces agressions sexuelles commises contre de jeunes garçons a éclaté au grand jour l'hiver dernier.

Par voie de communiqué, l'archidiocèse annonce qu'il lance un processus de conciliation à l'intention des présumées victimes de ces gestes. Il s'agit d'un processus indépendant, qui sera dirigé par le juge à la retraite Michel Bastarache.

Le but est de permettre aux présumées victimes de recevoir un dédommagement tout en restant anonymes et sans avoir à payer les coûts de services juridiques.

Même si c'est la première fois depuis le début de cette histoire qu'il est question de dédommagement, l'Église se défend en disant que cela n'a aucun lien avec le témoignage de Normand Brun. Ce dernier affirme avoir négocié un dédommagement avec le clergé dans les années 1990 pour des agressions sexuelles que lui aurait faire subir le père Léger durant son enfance.

« Au niveau du diocèse, on étudiait le dossier pour voir quelles démarches on devait prendre. La porte n'était pas fermée à une compensation financière à ce moment-là. On l'a annoncé récemment. Ça fait un bon bout de temps qu'on en parle. C'était l'étape suivante. Ce n'est pas le dossier de M. Brun qui a fait qu'on a avancé sur ça », affirme Donald Langis, coordonnateur diocésain de la pastorale.

Michel Bastarache explique sa démarche

Michel Bastarache a déjà joué le même rôle lorsqu'a éclaté l'affaire du père Lévis Noël, dans le diocèse de Bathurst, il y a deux ans. L'ancien juge avait mené le même processus avec les victimes du père Noël. À l'époque, des opposants à ce processus l'avaient accusé de vouloir acheter le silence des victimes.

« Les victimes sont toujours libres d'aller devant les tribunaux. Alors, on n'achète rien du tout. Le diocèse reconnaît sa responsabilité. D'abord, je ne suis pas l'avocat de l'archevêque ou du diocèse. C'est moi qui détermine les montants payables, sans aucune intervention de l'évêque », explique M. Bastarache.

L'archidiocèse a aussi précisé que s'il devait y avoir des victimes d'agressions attribuables à un autre membre du diocèse de Moncton, leur participation serait également acceptée.

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