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Jean Charest

Radio-Canada

Jean Charest commente le conflit étudiant

Le gouvernement du Québec veut la paix sociale, mais pas à n'importe quel prix, a affirmé le premier ministre Jean Charest au lendemain de l'échec des négociations avec les leaders étudiants pour tenter de mettre fin à la crise étudiante.

Le premier ministre a rappelé avoir constaté jeudi l'impasse dans les discussions avec les étudiants, lors d'un point de presse à Vaudreuil. Il a de plus renouvelé son appel au calme, en disant que la porte du gouvernement était « toujours ouverte ».

« Ce que tous les Québécois veulent, c'est une période d'accalmie. On respecte le droit de manifester, qui est largement reconnu, mais ce qu'on veut, c'est que ce soit de manière paisible », affirme-t-il. Il a dit être persuadé que cet appel au calme sera entendu.

« La politique des droits de scolarité, elle est juste, elle est équitable. C'est 17 % qu'on demande à un étudiant d'investir dans son enseignement. La question doit être posée [aux étudiants]. Chaque fois qu'on a posé la question, on s'est retrouvé devant un moratoire ou un gel. L'avenir du Québec n'est pas dans un moratoire ou un gel », a-t-il dit.

Rappelons que le gouvernement a proposé durant les négociations d'atténuer de 35 $ la hausse de 254 $ des droits de scolarité qu'il prône. La ministre Courchesne a également indiqué que le gouvernement était prêt à réduire à 100 $ l'augmentation des droits de scolarité pour la première année et à compenser le manque à gagner en diminuant les crédits d'impôt pour les études.

Les étudiants prônaient plutôt l'annulation de la hausse des droits pendant deux ans en réduisant les crédits d'impôt d'études postsecondaires, entre autres.

Les enseignants réclament une compensation financière

Radio-Canada a appris que la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne doit rencontrer lundi les syndicats qui représentent les enseignants et le personnel des cégeps. Ils demandent une compensation financière pour leurs membres qui devront composer avec les bouleversements du calendrier des sessions d'automne et d'hiver. La Fédération nationale des enseignants du Québec évalue le montant de cette indemnité à environ 50 millions de dollars.

Le premier ministre a assuré qu'il comptait bien mettre fin à la crise actuelle, ajoutant que des élections auront lieu d'ici 18 mois. « Ce sera le moment pour les gens d'exprimer leur désaccord, démocratiquement », a-t-il ajouté.

Tout en se réjouissant que les manifestations de jeudi soir se soient déroulées sans débordement, Jean Charest espère que les rassemblements qui auront lieu ces prochains jours, dont celui prévu samedi à Montréal, vont bien se dérouler.

« Oui, c'est beau manifester contre Jean Charest, manifester contre le gouvernement. Mais [les manifestants] sont en train de nuire aux Québécois et aux gens chez qui ils cherchent des appuis. C'est rendu là. Je pense qu'ils doivent faire un examen de conscience des gestes qu'ils posent. S'ils avaient des messages à passer, je pense qu'on peut pas mal tous conclure que les messages ont été passés », dit-il.

Concernant le fait que la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) ait laissé entendre qu'elle comptait perturber certains événements d'envergure à Montréal, notamment le Grand Prix du Canada, pour faire valoir ses revendications, le premier ministre croit que cette association doit prendre ses responsabilités et s'assurer de respecter la loi.

« Ils ont fait une menace très directe à la table [de négociation]. Ils devraient parler très clairement et dirent non, ils ne vont pas perturber le Grand Prix. Quand on sait l'importance que ça a pour l'économie, l'emploi, l'image de Montréal, ils ont une grosse responsabilité et on s'attend qu'ils agissent de manière responsable », a-t-il affirmé.

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