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Julian Assange est débouté, mais obtient un sursis

Le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, à sa sortie de la Haute Cour de justice de Londres le 5 décembre 2011.

Le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, à sa sortie de la Haute Cour de justice de Londres le 5 décembre 2011.

Photo : AFP / GEOFF CADDICK

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Cour suprême de Grande-Bretagne a confirmé mercredi la décision d'extrader le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange vers la Suède, où il est accusé de viol et d'agressions sexuelles, mais ce dernier a obtenu un sursis de deux semaines.

Le dernier appel de M. Assange a été débouté en matinée par les sept juges du plus haut tribunal britannique, qui ont voté à cinq voix contre deux pour son extradition.

Après le feu vert de la Cour suprême, le fondateur de WikiLeaks aurait dû en théorie être extradé au cours des 10 prochains jours, sauf s'il avait décidé d'interjeter appel devant la Cour européenne des droits de l'homme, son ultime et dernier recours.

Les avocats de Julian Assange ont toutefois obtenu de manière inattendue un délai de 14 jours pour présenter une demande de réouverture du dossier par la Cour suprême. Ils ont expliqué cette requête par le fait que le jugement rendu mercredi faisait référence à des éléments qui n'avaient pas été évoqués à l'audience.

Près de 18 mois de bataille judiciaire

La Haute Cour de justice de Londres avait déjà estimé en novembre 2011 que M. Assange pouvait être extradé vers la Suède, confirmant une décision rendue par un tribunal de première instance.

Sept juges de la Cour suprême ont ensuite accepté de se pencher sur le dossier parce qu'il soulevait un point « d'intérêt général », la question étant de savoir si un mandat d'arrêt lancé par un procureur dépendant de l'État suédois peut être considéré comme valide.

Ses avocats craignent que, s'il est extradé en Suède, il ne soit transféré par la suite vers les États-Unis, où il pourrait encourir la peine de mort pour divulgation de secrets d'État.

Julian Assange a provoqué l'ire des autorités américaines en publiant en 2010 des milliers de notes diplomatiques du département d'État sur son site WikiLeaks. Il s'agissait de documents secrets, de rapports de l'armée américaine sur les guerres en Afghanistan et en Irak, ainsi que de télégrammes diplomatiques américains parfois embarrassants pour Washington.

L'Australien de 40 ans a été arrêté en décembre 2010 à Londres à la suite du mandat d'arrêt européen délivré par la Suède, qui voulait l'interroger sur les accusations lancées par deux femmes ayant travaillé comme bénévoles pour WikiLeaks.

Julian Assange a été libéré quelques jours plus tard et est depuis assigné à résidence dans un manoir de la campagne anglaise, et doit porter un bracelet électronique. Julian Assange a toujours clamé son innocence, disant que les relations sexuelles qu'il avait eues avec les deux femmes étaient librement consenties.

En août 2010, M. Assange avait d'ailleurs déclaré que les accusations portées contre lui ne visaient qu'à le réduire au silence, laissant entendre qu'il était victime d'une machination orchestrée par le Pentagone.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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