•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestation des juristes : Pierre Moreau réclame des sanctions sévères

Quelque 500 juristes en toge ont manifesté en silence lundi soir à Montréal pour protester contre la loi 78 adoptée par l'Assemblée nationale.
Quelque 500 juristes en toge ont manifesté en silence lundi soir à Montréal pour protester contre la loi 78 adoptée par l'Assemblée nationale.

Le ministre des Transports, Pierre Moreau, réclame une réprimande sévère à l'égard d'un avocat de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ). Il lui reproche d'avoir manqué de jugement en organisant la manifestation des juristes à Montréal.

Quelque 500 juristes en toge ont déambulé en silence dans les rues de la métropole lundi soir afin de dénoncer la loi 78 et d'exprimer leurs inquiétudes devant des « dispositions de la loi assez restrictives » en matière de liberté d'expression, d'association et de manifestation pacifique.

Pierre Moreau reproche à l'avocat de la SAAQ son manque de loyauté et qualifie son geste d'inacceptable. « L'individu a manqué de jugement. Il devrait être sanctionné sévèrement. Il s'expose à la réprimande verbale jusqu'au congédiement », a-t-il déclaré.

À titre de conseillers du gouvernement, les juristes de l'État ont des devoirs déontologiques à son égard. Ils sont aussi soumis à un devoir de réserve. Traitant le dossier avec prudence, le ministre de Justice, Jean-Marc Fournier, s'est fait avare de commentaires. « Je ne pense pas que le contexte soit approprié et je ne souhaite pas commenter aujourd'hui », s'est-il contenté de dire.

Pour le Parti québécois, cette manifestation démontre une fois de plus que la loi spéciale doit être abrogée. Après le Barreau du Québec et 60 professeurs de droit, l'indignation du monde juridique ne peut laisser le gouvernement indifférent, estime l'opposition officielle.

« Des juristes par centaines [descendent] dans les rues et le gouvernement, lui, laisse passer la parade », a déploré la porte-parole péquiste en matière de justice, Véronique Hivon.

Même la Coalition avenir Québec (CAQ) prend ses distances et souhaite que la loi spéciale adoptée par l'Assemblée nationale soit retirée dès que le conflit étudiant sera terminé.

D'après un reportage de Marie-Andrée Brassard

Grand Montréal

Politique