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Syrie : « une intervention armée n'est pas exclue », dit Hollande

François Hollande

François Hollande

Photo : AFP / THOMAS SAMSON

Radio-Canada

Lors d'une entrevue à la télévision publique France 2, le président François Hollande a indiqué qu'une intervention militaire en Syrie n'était pas exclue, mais a précisé qu'elle doit être l'objet d'une « délibération » du Conseil de sécurité dans le respect « du droit international », a-t-il expliqué.

Plus tôt, M. Hollande avait annoncé l'expulsion de l'ambassadrice à Paris, Lamia Chakkour, mardi ou mercredi. Il avait également annoncé la tenue d'une réunion dans la capitale française début juillet du groupe des pays « amis de la Syrie ».

M. Hollande a expliqué que la décision concertée d'expulser les diplomates syriens fait partie d'une série d'autres mesures pour faire davantage pression sur le régime de Bachar Al-Assad.

C'est le président français qui a été à l'origine de l'explusion des diplomates syriens annoncée mardi par plusieurs capitales occidentale, dont le Canada.

Cette série d'expulsions intervient après la tuerie de Houla, où une centaine de personnes avaient été tuées, dont de nombreux enfants, une cinquantaine selon l'ONU.

Le même jour, Londres a annoncé l'expulsion du chargé d'affaires syrien, le plus haut représentant diplomatique, ainsi que deux autres diplomates.

Ghassan Dalla avait été convoqué lundi au ministère des Affaires étrangères, où un haut fonctionnaire lui a signifié la condamnation britannique du massacre de Houla.

Une photo diffusée par le réseau d'opposition syrienne Shaam News Network montre les corps de 92 personnes avant leur enterrement à Houla (26 mai 2012).Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une photo diffusée par le réseau d’opposition syrienne Shaam News Network montre les corps de 92 personnes avant leur enterrement à Houla. (26 mai 2012)

Photo : AFP / HO/Shaam News Network

Aux États-Unis, le chargé d'affaires syrien en poste sera expulsé dans un délai dans les 72 heures prochaines.

Le chargé est le principal diplomate syrien encore en poste à Washington depuis le rappel de l'ambassadeur, Imad Moustapha, à la fin de l'année dernière.

Les Pays-Bas ont pour leur part annoncé que l'ambassadeur syrien ne serait plus le bienvenu sur le territoire néerlandais, mais ne peuvent l'expulser puisque, représentant également la Syrie auprès de la Belgique, il réside à Bruxelles.

Le gouvernement espagnol a également décidé l'expulsion de l'ambassadeur syrien en réponse à la « répression du régime ».

Dans la foulée, l'Italie a aussi expulsé l'ambassadeur de la Syrie en réaction aux « violences contre la population civile relevant de la responsabilité du gouvernement syrien ».

De son côté, l'agence de presse allemande (DPA) annonçait la convocation de l'ambassadeur de Syrie en Allemagne où son expulsion du territoire allemand devait lui être signifiée.

L'ambassadeur devra quitter l'Allemagne d'ici 72 heures.

Avec les informations de Agence France-Presse

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