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La légitimité de l'escouade GAMMA contestée en cour municipale?

Des policiers procèdent à une arrestation.

Des policiers procèdent à une arrestation.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le dossier de cinq personnes accusées d'avoir contrevenu à des règlements municipaux lors d'une manifestation étudiante tenue à Montréal le 7 mars fera l'objet d'une conférence préparatoire, lundi, au palais de justice de Montréal.

Cette étape, qui vise à déterminer les questions qui seront abordées dans le cadre du procès, donnera vraisemblablement lieu à une contestation en règle de la légitimité de l'escouade GAMMA (Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes) de la police de Montréal.

Ce ne serait pas la première fois que l'escouade GAMMA est contestée. L'été dernier, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a contesté sa légitimité dans une plainte déposée devant la Commission des droits de la personne.

L'ASSÉ, qui est le noyau de la CLASSE (Coalition large de l'ASSÉ), disait que l'escouade se livrait à du harcèlement et à du profilage politique, ce qui, selon elle, viole l'article 10 de la Charte québécoise des droits et libertés, qui protège les citoyens contre la discrimination fondée sur les convictions politiques.

La conférence préparatoire pourrait aussi donner des indications sur ce qui attend les centaines de personnes arrêtées depuis pour avoir contrevenu à des règlements municipaux lors de manifestations étudiantes, et notamment sur l'accès à l'aide juridique.

La manifestation du 7 mars, qui avait débuté par une marche dans les rues de Montréal, s'est terminée par une intervention policière musclée de la police devant le siège social de Loto-Québec, où se trouvent les bureaux de la Conférence des recteurs et des principaux des universités québécoises (CREPUQ).

Les policiers avaient donné la charge après que l'ordre d'évacuer les lieux eut été ignoré par certaines personnes qui avaient pénétré dans l'immeuble. Un étudiant a été grièvement blessé à l'oeil à cette occasion, ce qui a donné lieu aux premières accusations de brutalité policière maintenant devenues monnaie courante dans le cadre du conflit.

Avec les informations d'Isabelle Richer

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