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Intimidation à l'école : le projet de loi est un affront pour certains groupes religieux

Intimidation
Le documentaire «Intimidation» prendra l'affiche le 13 avril au Québec Photo: ml
Radio-Canada

En Ontario, des groupes religieux réagissent à la suite de l'annonce de changements dans le projet de loi du gouvernement McGuinty contre l'intimidation à l'école.

Vendredi, la ministre de l'Éducation, Laurel Broten, a annoncé que la future loi permettrait aux élèves de créer des alliances gaies-hétérosexuelles, même dans les écoles catholiques et sans que les directeurs ou les conseils scolaires puissent s'y opposer.

Les alliances gaies-hétérosexuelles, sont des groupes étudiants de soutient aux élèves victimes d'homophobie.

Certains groupes religieux voient dans cette politique qui vise à éliminer l'intimidation à l'école, un affront.

« Le gouvernement a déclaré la guerre à l'Église catholique, alors il nous trouvera sur sa route », déclare un militant du groupe Campaign Life Catholics, Jack Fonseca. Il soutient que la future loi obligera les écoles à valoriser ouvertement la diversité sexuelle ce qui va à l'encontre des valeurs de l'Église, selon lui.

Plus de fléxibilité

Le conseil scolaire catholique des Grandes rivières s'oppose aussi à cette loi, mais son président, Denis Bélanger, est plus nuancé. « Je pense qu'on devrait faire des projets de loi qui permettent aux conseils scolaires une flexibilité, qui permet de traiter ces questions-là beaucoup plus au niveau local qu'au niveau de la province », affirme-t-il.

Dans la première mouture du projet de loi, les directeurs d'école avaient un droit de regard sur la création de tels groupes d'entraide, un droit qui leur sera retiré.

Certains conseils scolaires catholiques ont laissé entendre qu'ils pourraient contester la loi devant les tribunaux.

D'après un reportage de Stéphane Blais

Ontario

Éducation