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Réforme de l'assurance-emploi : des producteurs maraîchers inquiets

Travailleurs

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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des producteurs maraîchers de la région de Québec se disent préoccupés par la réforme de l'assurance-emploi du gouvernement Harper. Certains d'entre eux craignent que les changements proposés par Ottawa les obligent à chercher constamment de la nouvelle main-d'oeuvre.

Par cette réforme, Ottawa veut que les prestataires retournent le plus vite possible au travail. Le gouvernement Harper veut aussi donner la priorité aux prestataires canadiens plutôt qu'aux travailleurs étrangers saisonniers.

Avec la réforme de l'assurance-emploi, les prestataires fréquents comme les travailleurs saisonniers se verront forcés d'accepter tout emploi à 70 % de leur salaire après seulement sept semaines de prestations.

À l'île d'Orléans, la copropriétaire de Polyculture Plante, Édith Malouin, embauche des travailleurs étrangers, faute de trouver de la main-d'oeuvre locale. Ses ouvriers agricoles venus du Mexique reviennent toujours pour la saison des récoltes. « On a un beau taux de retour au travail. C'est un travail difficile, c'est dur pour le dos, c'est dur pour les genoux. Eux sont ici et ils sont heureux », dit-elle.

Mme Malouin craint que si elle engage des travailleurs québécois pour la récolte, ces derniers ne reviennent pas la saison suivante, car ils seront contraints de trouver un autre travail.

« Tous nos employés devront se trouver un autre emploi, mais pas nécessairement revenir. Qui va engager nos employés pour quatre mois et les laisser repartir après pour faire leur boulot auquel ils ont été formés? C'est préoccupant », déplore-t-elle.

Le directeur général de Fraises de l'île d'Orléans, Louis Gauthier, embauche lui aussi des travailleurs étrangers pour la cueillette. Il se dit davantage préoccupé par ses travailleurs saisonniers québécois qui font actuellement toutes les autres tâches de la production.

« Pour ce qui est des Canadiens dans notre entreprise, oui on a peur de les perdre, mais on ne pense pas qu'il y ait plus de gens qui viennent dans les champs pour récolter des fraises [...]. Ils vont aller voir d'autres emplois avant de se pencher à quatre pattes six jours par semaine dans le champ. »

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