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Gaspésie-Les Îles : Journée de la résistance aux Méchins

Les Méchins
Les Méchins
Radio-Canada

C'est la Journée de la résistance des Opérations Dignité aux Méchins. L'événement, qui en est à sa septième année, commémore les débuts d'un mouvement de lutte contre la fermeture des villages dans les années 1970.

Le maire des Méchins, Jean-Sébastien Barriault, estime qu'il s'agit d'une belle reconnaissance pour sa municipalité. « Moi et toute mon équipe, explique-t-il, on travaille vraiment fort pour mettre la municipalité sur les rails. Il faut être à l'affût, parce qu'on ne manque pas de problèmes. Notre école est en danger, on perd de la population. »

Au début des années 1970, la municipalité des Méchins devenait une terre d'accueil pour de nombreux citoyens de Saint-Paulin et de Saint-Thomas-de-Cherbourg. Il s'agit des premiers villages qui ont été fermés par le Bureau de l'aménagement de l'Est du Québec.

J'avais 11, 12 ans quand ça a fermé. J'ai toujours eu une nostalgie de la fermeture. En vieillissant, j'ai vu des personnes âgées placées à divers endroits, qui sont décédées à la suite de la fermeture de leur paroisse. Ça m'a toujours marquée dans ce sens-là.

Line Fortin, ancienne résidente de Saint-Thomas de Cherbourg

Mais devant le projet du Bureau de l'aménagement, qui voulait fermer 96 petites municipalités, une résistance s'est organisée.

Ça n'avait aucun sens. C'était une migration de quelque 60 000 personnes du milieu rural, qui avait été pour ces gens-là, dans les années trente, un moyen de survie aussi.

Gilles Roy, ancien curé

Des excuses réclamées

La proclamation du Manifeste de la ruralité, en après-midi, ne pouvait pas mieux tomber, avec les coupes qui viennent d'être annoncées dans les programmes forestiers et d'assurance-emploi.

Le député de Matane, Pascal Bérubé, réclame d'ailleurs des excuses à l'Assemblée nationale, au nom de tous ceux qui ont été poussés à l'exil.

Je pense que si on l'a fait pour Forillon, et ça s'imposait, il faut le faire pour toutes ces municipalités qu'on a fermées, ces gens qu'on a bousculés, à qui on a manqué de respect.

Pascal Bérubé, député péquiste de Matane

La Journée de la résistance rappelle la lutte qui se poursuit pour sauver les villages.

D'après le reportage de Nicole Blackburn

Est du Québec

Économie