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Vives réactions dans l'Est du Québec concernant la réforme de l'assurance-emploi

Travail saisonnier en Gaspésie

Travail saisonnier en Gaspésie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La réforme de l'assurance-emploi suscite de vives réactions dans l'Est du Québec, en particulier en Gaspésie et en Basse-Côte-Nord, où la majorité des travailleurs sont saisonniers.

Les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement conservateur jeudi matin visent à inciter les chômeurs à retourner au travail. Par exemple, certains types de chômeurs seront contraints d'accepter des emplois dont le salaire ne correspond qu'à 70 % du montant qu'ils touchaient avec leur ancien emploi, même s'ils se trouvent à une heure de leur domicile.

Le gouvernement impose une nouvelle définition de ce qu'est un « emploi convenable » qu'un chômeur devra accepter, à défaut de quoi sa prestation d'assurance-emploi sera coupée. Cette définition varie également si les chômeurs sont des travailleurs de longue date ou des travailleurs saisonniers.

Une douche froide dans l'Est du Québec

La réforme de l'assurance-emploi est accueillie froidement dans l'Est du Québec. Le porte-parole du Mouvement action chômage Pabok, Gaétan Cousineau, croit que cette réforme pénalisera les régions.

Travaux sylvicoles à ForestvilleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Travaux sylvicoles à Forestville

« Les mauvais prestataires, les mauvais chômeurs, les mauvais travailleurs qui font partie de la troisième catégorie et qui ont recours à l'argent du gouvernement pour pouvoir survivre dans une région où les axes de travail sont presque entièrement saisonniers... on doit vivre avec cette réalité-là aussi », s'inquiète-t-il.

La présidente d'Action Chômage Haute Côte-Nord, Line Sirois, partage cet avis. Selon elle, en obligeant les chômeurs fréquents à travailler à moindre salaire et plus loin de chez-eux, les conservateurs menacent la structure même de l'économie locale.

Mais les gens, ils vont se décourager, ils vont partir, là. Il n'y a personne qui va aller travailler dans un McDonald à Baie-Comeau ou à Chicoutimi puis qui va retourner chez-eux le soir pour 10 piastres de l'heure

Line Sirois, présidente d'Action Chômage Haute Côte-Nord

Pour sa part, le député bloquiste de la circonscription de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane- Matapédia, Jean-François Fortin, croit que le gouvernement Harper est déconnecté des régions.

« On va attaquer directement la vitalité de nos communautés et on va engendrer par la bande la même réalité qu'on avait ici dans nos régions, quand on voulait de façon ouverte fermer les villages », souligne-t-il en faisant référence aux Opérations Dignité à la fin des années 60.

Plusieurs craignent aussi que cette réforme de l'assurance-emploi entraîne une pénurie importante de main-d'oeuvre chez les employeurs qui offrent uniquement du travail saisonnier. Quant à eux, les chômeurs ne cachent pas leur intention de favoriser le travail au noir, compte tenu de ces nouvelles restrictions.

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Est du Québec