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La dépression dans votre assiette?

Un hot-dog

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Je mange parce que je suis déprimé et je suis déprimé parce que je mange. » Voilà une phrase qui résume bien les travaux menés par des chercheurs de l'Université de Montréal.

La Pre Stéphanie Fulton et ses collègues ont montré qu'un régime riche en gras et en sucre provoque immédiatement la sécrétion de dopamine, ce qui envoie au cerveau un signal de récompense. Cette sensation d'euphorie disparaît toutefois rapidement, ce qui encourage l'apparition de comportements dépressifs.

« En plus de causer l'obésité, les aliments riches peuvent vraiment entraîner des réactions chimiques au cerveau, d'une manière qui s'apparente à celle des drogues illicites. Cela conduit ultimement à la dépression, à mesure que les effets s'atténuent. »

— Une citation de  Pre Stéphanie Fulton

Les expériences menées sur des souris de laboratoire par l'équipe montréalaise ont permis de noter que celles qui avaient eu un régime riche en gras saturés sont devenues non seulement obèses, mais déprimées, tout en manifestant des signes de stress.

Encore à ce jour, les chercheurs comprennent mal les mécanismes neuronaux et les modèles de récompense cérébraux qui relient l'obésité et la dépression.

Les auteurs de ces travaux publiés dans l'International Journal of Obesity expliquent que leurs résultats établissent pour la première fois que la consommation chronique d'aliments appétissants à teneur élevée en gras a des effets favorisant la dépression.

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