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Le chef des finances de Facebook blâmé

Annonce de l'entrée en bourse de Facebook sur l'édifice du NASDAQ à New York
Annonce de l'entrée en bourse de Facebook sur l'édifice du Nasdaq à New York Photo: La Presse canadienne / Richard Drew
Radio-Canada

Le chef de la direction financière de Facebook serait en partie responsable des difficultés boursières du réseau social depuis son premier appel public à l'épargne vendredi dernier. Selon le Wall Street Journal, David Ebersman aurait pris seul l'initiative de gonfler la taille de l'émission d'action.

À 32 dollars à la fermeture des bourses mercredi, l'action de Facebook (NASDAQ:FB (Nouvelle fenêtre)) vaut environ 16 % de moins que son prix de départ. Des analystes et des actionnaires attribuent ce recul à la quantité trop importante d'actions émises, qui découlerait d'une décision de David Ebersman.

Selon le Wall Street Journal, l'homme de 41 ans aurait négligé de consulter la plupart de ses banquiers avant de majorer de 25 % la taille de l'appel public à l'épargne. Il aurait travaillé de concert uniquement avec le codirecteur des opérations bancaires de Morgan Stanley, Michael Grimes.

Le quotidien explique que Michael Grimes avait assuré David Ebersman que la demande en actions de Facebook était suffisamment forte pour absorber une émission plus importante, ce qui n'a pas été le cas. Le Wall Street Journal rappelle qu'à titre de gestionnaire de l'opération, Morgan Stanley profitait d'une majoration du nombre d'actions émises.

Le chef de la direction financière de Facebook, David Ebersman (archives)Le chef de la direction financière de Facebook, David Ebersman (archives) Photo : AFP / JUSTIN SULLIVAN

Recours collectifs

Les plaintes en nom collectif d'actionnaires s'estimant lésés par l'entrée en bourse ratée de Facebook se multiplient à l'encontre du réseau social et de ses principaux banquiers-conseils.

L'une des plaintes d'actionnaires mécontents, déposée en Californie, vise les trois principales banques ayant piloté l'opération, Morgan Stanley, Goldman Sachs et JPMorgan Chase. On les accuse d'avoir abaissé leurs prévisions de résultats pour Facebook quelques jours avant l'entrée en bourse en ne prévenant que certains gros actionnaires.

Une autre plainte accuse le prospectus boursier présentant l'opération aux investisseurs d'avoir été « préparé avec négligence » et de ne pas avoir « révélé des données clés sur les activités de Facebook et ses perspectives ».

La plateforme boursière NASDAQ est également visée par des plaintes, pour ne pas avoir été en mesure de traiter à temps les ordres boursiers d'achat ou de vente du titre Facebook qu'elle a reçus en masse vendredi, ce qui aurait entraîné des pertes pour les investisseurs.

Certains ordres boursiers n'avaient pas encore été traités mardi.

À titre de représailles, Facebook envisagerait de faire migrer ses actions vers une autre plateforme boursière. Selon la presse américaine, des négociations ont été entreprises avec la bourse de New York afin d'y transférer ses titres depuis le NASDAQ.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, La Presse canadienne, et Wall Street Journal

Économie